mai 1990 Manifestations publiques au CamerounTexte rédigé par l'équipe de Perspective Monde
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 Paul Biya |
Le gouvernement camerounais est confronté à des demandes pressantes pour une ouverture démocratique. C'est dans ce contexte qu'il est ébranlé par la contestation d'avocats qui dénoncent la répression prévalant dans les prisons.
La répression sévit au Cameroun où seul le Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC) du président Paul Biya est autorisé. En février 1990, les forces de l'ordre arrêtent 10 citoyens importants qui proposent la formation d'un parti d'opposition, le Front Social Démocratique (FSD). Ils sont condamnés à la prison. Yondo Black, le président de l'Association du barreau camerounais (ABC) et dirigeant du groupe, écope d'une sentence de trois ans pour conspiration en vue de mettre sur pied un système multipartite. Ce verdict mobilise des journalistes, des étudiants et des avocats contre le régime. Le 28 mars, l'ABC organise une marche de protestation. Plus de 200 membres assistent en tenue au procès de Black qu'ils conseillent. Le 4 avril, l'un d'entre eux, Pierre Mbobda, est tué par la police dans des circonstances nébuleuses. Biya montre des signes d'ouverture en avril. Il ordonne la libération d'une centaine de personnes détenues pour leur participation au coup de 1984. Mais la crise s'accentue. En mai, des manifestations publiques sont suivies de plusieurs arrestations. Le 26 mai, la police tire sur une foule de 30 000 personnes à Bamenda, faisant six victimes. Les États-Unis font pression pour une ouverture démocratique et établissent des contacts avec l'opposition qui tient un congrès national en juin, sans l'accord du gouvernement. En juillet, Biya met fin aux mesures d'urgence, renforce la liberté de presse et établit une Commission des droits de l'homme. À la suite des succès de l'équipe nationale de soccer à la coupe du monde, en août, il ordonne aussi de relâcher les prisonniers politiques. Enfin, il accepte la tenue d'une conférence nationale qui mènera, éventuellement, à l'adoption d'un système et d'élections multipartites. |
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Gouvernance et gouvernement [ 0 mai 1990 ]
| Pays | Niveau de démocratie | Chef de l'État | Chef du gouvernement |
 Cameroun | Faible | Paul Biya | Luc Ayang |
Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).
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Évolution des composantes du système politique
| Profil | Gouvernants | Démocratie | Partis politiques |
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Chronologie [1980 - 2000]
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