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1 août 1975

Signature à Helsinki d'un accord sur la sécurité en Europe

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Gerald Ford

En juillet 1973, des représentants du Canada, des États-Unis et de 33 pays d'Europe sont réunis à Helsinki, en Finlande, pour prendre part à une conférence sur la sécurité et la coopération en Europe.

L'esprit de la « détente » plane sur cette conférence qui réunit les ministres des Affaires étrangères du Canada et des États-Unis, ainsi qu'une trentaine de leurs homologues d'Europe de l'Ouest et de l'Est. Tous les pays européens sont représentés à l'exception de l'Albanie. Les questions de sécurité et de coopération sont à l'agenda de cette rencontre qui se tient entre le 3 et le 7 juillet 1973. Des négociations se poursuivent par la suite, menant à la signature d'un accord à Helsinki (Acte final d'Helsinki), le 1e août 1975. Les 35 pays participants s'entendent sur une série d'énoncés portant sur une variété de thèmes : la sécurité, les échanges économiques, la coopération scientifique et technologique, le respect des droits de l'Homme, les relations entre l'Est et l'Ouest, etc.. Une planification est également établie afin de donner un suivi à la conférence. De nombreux chefs d'État, dont le président américain Gerald Ford, assistent à la cérémonie de signature. Voir, comme complément, les propos du dirigeant soviétique: Sécurité et coopération en Europe

Pour en savoir plus: Sécurité et coopération en Europe

Dans les médias...


P. Ti., «Les fruits de la détente»

«...Deux questions fondamentales peuvent être posées. La première est de savoir si une certaine euphorie suscitée par la détente ne serait pas de nature à inciter les puissances occidentales à négliger leur défense, sur le plan militaire ou autre. La seconde consiste à se demander si les résultats atteints par la C.S.C.E., aussi limités soient-ils, n'auront pas pour effet non seulement de geler la situation internationale (autrement dit de consacrer définitivement la division de l'Europe), mais aussi de geler la situation à l'intérieur, dans un certain nombre de pays. On peut facilement montrer, à la lumière de ce qui s'est produit dans le passé, que la détente dans les rapports entre les États et les avantages procurés par la réduction de la tension internationale peuvent fort bien avoir pour contrepartie le renforcement des contrôles et des mesures répressives à l'intérieur de certains pays. En définitive, une déclaration d'intentions d'ordre moral et politique émanant de trente-cinq puissances ne peut guère causer de tort à qui que ce soit; en revanche, la surestimation de la portée d'une telle déclaration, ou de la valeur de son contenu, peut devenir une source de graves désordres et de grands dommages.»

Esprit (France), septembre 1975, p. 261.

Jean-Claude Guillebaud, «Et si c'était vrai?»

«...Journée historique ? Peut-être. Grand moment chargé de lyrisme ? Sans doute pas. Jamais en tout cas n'avaient été symboliquement réunis sur une même estrade tant de mégatonnes, tant de divisions blindées, de missiles intercontinentaux, de polices politiques et d'arrière pensées. Jamais n'avait été donné d'embrasser d'un même regard les plus formidables appareils de destruction de l'Histoire, soudainement incarnés par une théorie de messieurs aimables, coeur sur la main et sourire pacifique aux lèvres. Quel que soit le scepticisme nourri à l'endroit d'un engagement final qui participe d'une réalité aussi fragile que la morale internationale, on ne pouvait considérer la scène sans un peu d'émotion. Tout de même ! MM. Schmidt et Honecker, côte à côte près du président Ford. M. Brejnev congratulant le représentant du Vatican, la robe noire et la coiffe de Mgr Makarios voisinant avec le noeud papillon de M. Trudeau, le spectacle ne manquait pas de pittoresque.»

Le Monde (France), 3 et 4 août 1975, p. 1.

Jean Pellerin, «Helsinki : un pas dans le bon sens»

«...À cause des coins d'ombre qui subsistent malgré l'acte d'Helsinki et les grands discours auxquels il a donné lieu, on a raison de s'en tenir à un optimisme prudent en ce qui concerne cet événement. L'orgueil et l'égocentrisme des peuples demeurent. L'encre n'avait pas encore eu le temps de sécher au bas de l'Acte que déjà la Turquie faisait savoir que, dans ses relations avec Chypre, les dispositions du document n'avaient aucune validité pour elle tant qu'on n'aura pas mis en place un gouvernement au goût de la minorité cypriote turque. Voilà qui commence bien... Quoi qu'il en soit, le sommet d'Helsinki demeure l'expression d'une aspiration commune et c'est ce qui fait son importance et son originalité. Bien sûr, ce serait encore plus formidable si, au lieu d'un Acte, on avait signé un traité rétablissant les frontières légitimes de chacun, un traité qui, de plus, ferait avancer, autrement qu'en paroles, la cause de la coopération internationale. Mais n'oublions pas que nous revenons de loin.»

La Presse (Québec, Canada), 2 août 1975, p. A4.

Éditorial

«...The Helsinki declaration is shot through with expediency and opportunism too, in spite of the thin overlay of rhetoric. Its birth will not be recorded as Europe's finest hour. But the record of those who have approached international relations with missionary zeal, from Woodrow Wilson to John Foster Dulles, suggests that an approach that shatters illusions instead of creating them may not be all bad. After this signing, it will be very difficult for Western leaders to indulge in public fantasies about rolling back the frontiers of Communism, or helping Eastern Europe throw off its chains. But the illusion that the West stood ready to help was a dangerous and costly one, as Hungarians learned in 1956. Destruction of illusion is no lost. The gain exchanged for this illusion will be some slight loosening of the barriers that have hampered the free movement of information, ideas and people across the borders between East and West, some marginal improvement in the possibility of reuniting families divided by the ideological border. In short, dreams of heroic breakthrough are replaced by modest, but achievable, compromises.»

The Globe and Mail (Ontario, Canada), 30 juillet 1975.

Gouvernance et gouvernement [ 1 août 1975 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Autriche
ÉlevéRudolf KirchschlägerBruno Kreisky

Belgique
ÉlevéBaudouin ILéo Tindemans

Bulgarie
FaibleTodor Khristov ZhivkovStanko Todorov Georgiev

Canada
ÉlevéJules LégerPierre Elliott Trudeau

Chypre
ÉlevéMakarios III

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 1970 - 1980



mars
1970
Élection en Autriche d'un gouvernement socialiste dirigé par Bruno Kreisky

mars
1970
[Résultats] Élections législatives

avril
1971
[Résultats] Élection présidentielle

octobre
1971
[Résultats] Élections législatives

janvier
1972
Entrée en fonction de Kurt Waldheim au poste de secrétaire général des Nations unies

juin
1974
[Résultats] Élection présidentielle

août
1975
Signature à Helsinki d'un accord sur la sécurité en Europe

octobre
1975
[Résultats] Élections législatives

avril
1979
Signature d'un accord sur les tarifs douaniers et le commerce à Genève

mai
1979
[Résultats] Élections législatives

mai
1980
[Résultats] Élection présidentielle


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janvier
2019
20 septembre à Salzbourg : un sommet informel pour gérer la crise du Brexit

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2017
Décembre 2016 : entente pétrolière à Vienne teintée de scepticisme

septembre
2016
L'immigration en Autriche : vers une politique de « tolérance zéro »?

novembre
2013
Peu de surprise aux élections autrichiennes

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2010
Heinz Fischer réélu facilement président de l'Autriche

novembre
2008
Mort de Jörg Haider : l'extrême droite autrichienne sous le choc

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2006
Il y a 25 ans : Kurt Waldheim quittait le poste de Secrétaire général de l'ONU

octobre
2006
L'Autriche à l'heure des négociations


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