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27 juillet 2012

Ouverture des Jeux olympiques de Londres

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Londres 2012

Pour la troisième fois de l'histoire, après 1908 et 1948, la ville de Londres accueille les Jeux olympiques. Ils s'avèrent un succès sportif, notamment pour le Royaume-Uni, pays hôte qui obtient 29 médailles d'or, ainsi que sur le plan organisationnel, l'atmosphère des Jeux et l'accueil des Britanniques suscitant des commentaires élogieux.

Londres avait obtenu la présentation des Jeux en 2005, devançant de justesse la ville de Paris. Plusieurs défis se posent aux organisateurs, dont ceux des transports et de la sécurité. Un énorme budget est consacré à ces priorités ainsi qu'à l'aménagement des structures sportives, entraînant un net dépassement des coûts fixés originalement. Malgré certaines appréhensions, les Jeux débutent dans l'enthousiasme. La cérémonie d'ouverture, à laquelle auraient assisté près d'un milliard de téléspectateurs, et les compétitions, impliquant 10 500 athlètes de 200 comités olympiques nationaux, suscitent énormément d'intérêt. Deux des vedettes sont le sprinteur jamaïcain Usain Bolt et le nageur américain Michael Phelps. Les États-Unis dominent le classement des médailles avec 104, mais le public britannique est également bien servi par les performances des siens qui obtiennent 65 médailles, dont 29 d'or. Cette récolte record résulte, entre autres, des sommes colossales - plus de 264 millions de livres - injectées dans le programme de développement des athlètes, un phénomène courant pour les pays accueillant les Jeux. Les Londoniens assistent à des premières, comme la présence d'un athlète handicapé courant sur deux prothèses en carbone, le Sud-Africain Oscar Pistorius. Les Jeux de 2012 sont aussi les premiers où tous les pays représentés comptent au moins une femme dans leurs délégations, un fait sans précédent pour l'Arabie saoudite, le Qatar et le Brunei. Une cérémonie à grand déploiement clôture cette quinzaine qui s'est déroulée dans une atmosphère conviviale, en partie grâce à l'apport de dizaines de milliers de bénévoles. Sur le plan financier, les organisateurs espèrent que la facture globale, qui excède de loin les prévisions, soit en partie compensée par des retombées économiques importantes sur le plan touristique. Comme c'est maintenant la coutume, Londres accueillera les Jeux paralympiques plus tard dans l’été.

Dans les médias...


Nicolas Madelaine, « Les JO terminés, les Britanniques veulent entretenir la flamme olympique »

«...Les JO sont en tout cas perçus outre-Manche comme un tel succès que le Royaume-Uni, en pleine récession économique, appréhende désormais le retour au réel après leur clôture d'hier soir. Sans doute grâce à la performance exceptionnelle des athlètes britanniques - 29 médailles d'or, soit la meilleure performance depuis plus d'un siècle - , il n'est en effet question en Grande-Bretagne que de conserver la flamme Olympique. Pas seulement dans le sport, avec la promesse faite par David Cameron de maintenir les crédits au sport Olympique à 125 millions de livres par an (contre environ 100 millions d'euros en France) jusqu'à Rio et le recrutement de Sebastian Coe, le patron du Comité d'organisation (Locog) et véritable héros national, comme ambassadeur de l'héritage des JO de Londres. Mais, dans tous les domaines de la vie sociale et économique, le peuple se sent revigoré et de nouveau confiant dans son génie. En dépit des couacs sur le personnel de sécurité ou des bourdes dans le système de vente de billets, le pays est fier de son armée de volontaires sur les sites et du sans-faute dans l'organisation des événements. »

Les Échos (France), 13 août 2012, p. 18.

S.A., « De l'or olympique au plomb olympique ? »

«...Reste à savoir si, outre-Manche, ce coup de fouet euphorique résistera aux lendemains de la fête olympique. Passé la bouffée d'union sacrée qui les a réunis pendant deux semaines, les Britanniques vont retrouver des réalités beaucoup moins réjouissantes : un chômage lancinant, un déficit public annoncé à plus de 8 % du produit intérieur brut en 2012 et une récession économique installée depuis trois longs trimestres. De même vont resurgir les questions insistantes sur la facture exorbitante des JO, quatre fois supérieure aux estimations initiales en 2005, lorsque Londres l'avait emporté contre Paris. Montréal avait mis quinze ans à éponger le coût des Jeux de 1976; la Grèce n'en finit pas de payer la facture d'Athènes 2004; et la Chine ne doit qu'à une croissance exceptionnelle de masquer les ratés de 2008. Les Britanniques assurent qu'ils ont retenu la leçon, qu'ils ont organisé les premiers Jeux durables et que beaucoup des équipements où Team GB a brillé seront pérennes ou réutilisables. Wait and see ! »

Le Monde (France), 14 août 2012, p. 1.

Arnaud Bevilacqua, « Une brillante quinzaine anglaise »

«...Ces Jeux resteront les premiers de l'histoire entièrement mixtes. Toutes les délégations comptaient au moins une femme dans leurs rangs. Trois pays n'en avaient encore jamais envoyé : l'Arabie saoudite, le Qatar et le Brunei. Le Qatar a même désigné une femme comme porte-drapeau pour la cérémonie d'ouverture. Et pour la première fois, toutes les disciplines étaient accessibles aux athlètes féminines, y compris la boxe ouverte aux femmes pour la première fois. La participation des athlètes saoudiennes, jusqu'ici privées de compétition olympique, ne s'est pas faite sans heurts. Elles étaient deux pionnières en judo et en athlétisme. La judoka du royaume wahhabite, âgée de 16 ans, n'avait l'autorisation de combattre qu'à condition de porter le voile pendant le tournoi, ce qui est interdit en judo. Finalement, après de longues tractations, elle a pu participer avec la tête couverte d'une sorte de bonnet de bain. »

La Croix (France), 13 août 2012, p. 3.

Yves Boisvert, « Des Jeux comme un câlin »

«...On les appelle les « feelgood Games ». Des Jeux en forme de câlin national, un an après les émeutes qui ont ravagé des quartiers de Londres, et au creux d'une crise économique qui n'en finit plus, et à laquelle se joint une politique d'austérité très lourde. (...) Hier à la BBC, le premier ministre David Cameron, qui a promis un financement de 200 millions par année pour le sport, parlait avec emphase de l'héritage social et sportif des Jeux. C'est le thème officiel: inspirer une génération. La journaliste lui rappelait le nombre effarant de cours d'école et d'installations sportives qui ont été vendues en Grande-Bretagne. Est-ce ainsi qu'on va faire bouger cette génération qu'on veut inspirer? Sauf le vélo et la course à pied, on n'observe aucun attrait nouveau pour les sports au Royaume-Uni. Sebastian Coe, président du comité organisateur et ancien champion de 800 m, déplorait que les enfants d'aujourd'hui risquent d'être moins en forme que leurs parents. Pas grave, dirait-on. En attendant les retombées économiques illusoires et la promesse d'un élan sportif tout aussi douteux, les Britanniques ne boudent pas leur plaisir. Ils ont adoré leurs Jeux. Le monde entier a l'air d'accord. Ils vont en profiter pour s'aimer encore un peu, on dirait. »

La Presse (Québec, Canada), 13 août 2012, p. S3.

Christopher Clarey, « In the end, a singular Olympics »

«...The urge to find a working label is irresistible in a 17-day set piece like an Olympics. These were, alternately, the Women's Games or, based on the unusually high level of lachrymosity on display on medal stands and fields of play, the Crying Games. But ultimately, London's crowning achievement was that they were Games and only Games in the best sense of the term: happily devoid of grand scandal that distracted; happily devoid of terrorist activity or ancillary violence. London, unlike Beijing or the next Olympic host city, Rio de Janeiro, lacked an overarching geopolitical theme. The Beijing Games were a symbol of China's emergence as a global superpower. The Rio Games, the first in South America, should be a symbol of Brazil's rise and a continent's possibilities. London had to be content with putting on a superb sporting event, and though there were quibbles to be heard - above all with the persistence of empty seats in some venues despite voracious public demand - there was plenty of contentment to go around on Sunday. »

International Herald Tribune (France), 14 août 2012, p. 204.

Gouvernance et gouvernement [ 27 juillet 2012 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Royaume-Uni
ÉlevéElizabeth IIDavid Cameron

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 2007 - 2016



mai
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juin
2007
Assermentation de Gordon Brown au poste de premier ministre du Royaume-Uni

avril
2009
Tenue du Sommet du G20 à Londres

mai
2010
Élection au Royaume-Uni d'un gouvernement dirigé par le conservateur David Cameron

mai
2010
[Résultats] Élections législatives

juillet
2012
Ouverture des Jeux olympiques de Londres

septembre
2014
Tenue d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse

mai
2015
Réélection du gouvernement conservateur de David Cameron au Royaume-Uni

mai
2015
[Résultats] Élections législatives

juin
2016
Tenue d'un référendum au Royaume-Uni sur la sortie de l'Union européenne


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