Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

12 décembre 2018

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octobre 2012

Déferlement de l'ouragan Sandy sur les Caraïbes et les États-Unis

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Ouragan Sandy

Sandy, un ouragan de catégorie 3, cause des dégâts importants dans les Caraïbes avant de déferler le long de la côte Est des États-Unis où il fait des dommages estimés à plus de 70 milliards de dollars. En termes de coûts, il s'agit de la deuxième pire catastrophe naturelle de l'histoire de ce pays après l'ouragan Katrina qui a frappé des États du Sud en 2005.

D'abord sous la forme d'une tempête tropicale, Sandy s'abat sur les Caraïbes à partir du 22 octobre. Plusieurs pays sont affectés, dont Cuba où les coûts s'élèveraient à environ 2 milliards de dollars. L'intensité s'accentue ensuite à mesure que Sandy, devenu un ouragan, longe la côte Est des États-Unis. Une vingtaine d'États sont touchés de façon inégale. L'état d'urgence est proclamé dans certains d'entre eux, notamment au New Jersey où l'impact est dévastateur. Plusieurs dizaines de milliers de maisons sont gravement endommagées, voire carrément détruites. De plus, les infrastructures sont mises à mal dans différents endroits. C'est le cas du métro de New York qui subit les pires dégâts en plus d'un siècle d'existence. On observe aussi des pertes de courant un peu partout sur le territoire, une situation qui ne sera rétablie qu'au bout de plusieurs semaines. En tout, on estime à plus de 70 milliards la facture de Sandy, la plus grande part aux États-Unis. Seul Katrina, en 2005, avait entraîné davantage de coûts. Sur le plan politique, cette catastrophe relance le débat sur les mesures à prendre pour pallier aux conséquences des changements climatiques, un phénomène dont les causes ne font pas l'unanimité aux États-Unis. D'autre part, l'action rapide du président Barack Obama est saluée avec éclat par le gouverneur du New Jersey, le républicain Chris Christie. Venant d'un adversaire politique, cette expression de reconnaissance, à une semaine de l'élection présidentielle, est considérée par des analystes comme un des facteurs ayant pu favoriser Obama dans le dernier droit auprès des indécis. Un autre débat, entourant les compensations à verser aux victimes, jettera encore de l'huile sur le feu dans les semaines suivant le scrutin. Une aide substantielle sera finalement votée à Washington en janvier 2013.

Dans les médias...


Lorraine Millot, « Après Sandy, le ciel s'éclaircit pour Barack Obama »

«...«Sandy a permis à Obama de stopper l'élan de Romney, reconnaît le stratège républicain Chris Wilson. Obama a pu soudain apparaître présidentiel et profiter de l'avantage du poste.» Dans les ruines de Sandy, le Président a surtout su gagner les louanges inattendues du gouverneur républicain du New Jersey, le très populiste Chris Christie. Avant le cyclone, le gouverneur du New Jersey faisait campagne pour Mitt Romney et décrivait un Obama «errant à l'aveuglette dans la Maison Blanche». Après le passage de Sandy, qui a particulièrement ravagé son État, le même Chris Christie a jugé la réponse d'Obama «remarquable». Le Président l'a appelé trois fois lundi, et jusqu'à minuit encore, a raconté Chris Christie, pour lui demander comment l'aider. Les formalités bureaucratiques ont été réglées par téléphone, plutôt que par écrit, et avant même le lever du jour, mardi, Obama avait signé la «déclaration de désastre» permettant à l'État fédéral de financer secours et réparations. En retour, Christie a invité Obama à venir inspecter les dégâts avec lui hier : une belle occasion pour le chef de l'État de se montrer sur le terrain en «rassembleur», au côté d'un gouverneur républicain populaire. »

Libération (France), 1er novembre 2012, p. 5.

S.A., « Réchauffement climatique : Washington reste froid »

«...New York a aujourd'hui les pieds dans l'eau après que le pays a connu cet été sa pire sécheresse depuis cinquante ans : plus de la moitié des Etats-Unis a été déclarée en situation de catastrophe naturelle. Cette succession est-elle due au changement climatique ? C'est, bien sûr, la question qui s'impose, même si elle semble peu ou pas du tout préoccuper Barack Obama et Mitt Romney, qui, à aucun moment de la campagne présidentielle, n'ont abordé la question du réchauffement. (...) Barack Obama a échoué à mettre en oeuvre la politique climatique promise au début de son mandat. Depuis quatre ans, l'équipe démocrate se retranche derrière l'opposition républicaine au Congrès pour justifier une action homéopathique. Cette attitude explique très largement la paralysie des négociations internationales sur le climat. Un prochain accord, s'il voit le jour, a été repoussé à 2015 pour une entrée en vigueur en... 2020 ! Sandy peut-il réveiller Washington ? Les Américains se montrent de plus en plus inquiets : 70 % d'entre eux, selon une enquête de l'université Yale, croient dans la réalité du changement climatique. Et plus de la moitié l'attribuent aux activités humaines. En parler ne devrait plus être un tabou électoral. Et agir encore moins. »

Le Monde (France), 1er novembre 2012, p. 1.

Stéphane Bussard, « « Sandy », l'invité surprise de la présidentielle »

«...À priori, le président en place a l'avantage de la fonction. Quand il interviendra publiquement pour témoigner son empathie envers les populations qui seront touchées par la tempête, on ne pourra pas le soupçonner de faire de l'électoralisme. Il agira en président. Mais là aussi, tout est question de dosage. Dimanche soir, il a rendu visite aux collaborateurs de la FEMA, sans cravate et leur a offert de la pizza pour les encourager dans leur mission à venir. Un faux pas, improbable, de Barack Obama se paierait comptant. L'avantage présidentiel dépendra aussi de l'efficacité des secours apportés par les agences fédérales. Si la FEMA accomplit mal son travail et que le pays subit des milliards de dégâts, la Maison-Blanche sera la première cible des critiques. Sandy a une autre «vertu» pour Barack Obama: il passe totalement sous silence les problèmes économiques du pays sur lesquels Mitt Romney a bâti sa campagne. »

Le Temps (Suisse), 30 octobre 2012.

André Pratte, « Grandeur nature, nature humaine »

«...L'homme a du mal à admettre la puissance de la nature, le destin qu'elle impose et, surtout, cette imprévisibilité capable de déjouer tous les satellites et les ordinateurs qui la scrutent. Alors on cherche des coupables. En Italie, on a condamné à la prison des scientifiques qui auraient minimisé les risques d'un tremblement de terre. Aux États-Unis hier, certains accusaient les médias d'exagérer. Pourtant, si les dégâts sont plus graves qu'attendu, on dénoncera la passivité et l'incompétence des gouvernants. Avant même l'arrivée de Sandy, des écologistes reliaient l'ouragan aux changements climatiques, une thèse douteuse. Pour sa part, Mitt Romney espère certainement pouvoir trouver dans ces événements matière à critiquer le président Obama. Pourtant, ici, il n'y a pas de coupable. Sandy n'a d'humain que le nom. Nous exploitons la nature mieux que nous ne la maîtrisons. Elle sera toujours bien plus grande que nous. Dans sa beauté comme dans sa violence. »

La Presse (Québec, Canada), 30 octobre 2012, p. A18.

John Kass, « Sandy swoops in to save Obama »

«...This Sandy business must have Republicans ripping their hair out, but the questions are fair. Romney has talked about cutting FEMA. And now that Federal Daddy brings the FEMA goods a week before the election, the questions are legitimate. Yet why weren't such questions asked, in a similar manner, relentlessly, about Obama and Benghazi? Why this and not that? One answer is that storms are not ambiguous. They're powerful, they provide compelling visuals, of devastation and survivors weeping. What's more, the political response involves action and federal muscle, both easy to show in TV pictures. Benghazi also offered powerful visuals, of fires burning and anguished survivors and coffins. But Benghazi is overseas, and New York is New York. We don't know all the details about Benghazi because the Obama administration is making things as unclear as possible. What we do know - and here liberals and conservatives would agree - is that Benghazi is a public relations problem. Yet even on those terms the media haven't hounded him. They hound Romney, though, for talking about cutting federal storm relief, then trying to campaign in a storm. That one's easy, and there's delicious meat on the bones of it, and if some think that consistency is the hobgoblin of little minds, the little-minded response is, yeah, well, it's news. But Obama should be held to the same standard.»

Chicago Tribune (États-Unis), 31 octobre 2012.

Gouvernance et gouvernement [ 0 octobre 2012 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

États-Unis
ÉlevéBarack H. Obama

Cuba
FaibleRaul CastroRaul Castro

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 2007 - 2016



juin
2007
Commercialisation de l’iPhone 1

juillet
2007
Présentation de la journée Live Earth

septembre
2007
Tenue à New York d'une rencontre internationale sur les changements climatiques

octobre
2007
Attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore et au Intergouvernemental Panel on Climate Change

juin
2008
Victoire de Barack Obama dans la course à l'investiture démocrate aux Etats-Unis

octobre
2008
Adoption du plan Paulson pour le sauvetage de l'économie américaine

novembre
2008
Élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis

novembre
2008
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2008
[Résultats] Élections législatives

janvier
2009
Assermentation de Barack Obama à la présidence des États-Unis

juin
2009
Discours de Barack Obama à l'université du Caire

mars
2010
Adoption d'une réforme majeure du système de santé aux États-Unis

avril
2010
Déversement de pétrole dans le golfe du Mexique

juillet
2010
Création par les Nations unies d’une structure pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

novembre
2010
Tenue des élections de mi-mandat aux États-Unis

novembre
2010
[Résultats] Élections législatives

août
2011
Abaissement de la cote de crédit du gouvernement des États-Unis

septembre
2011
Début du mouvement « Occupons Wall Street » à New York

octobre
2012
Déferlement de l'ouragan Sandy sur les Caraïbes et les États-Unis

novembre
2012
Réélection de Barack Obama à la présidence des États-Unis

novembre
2012
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2012
[Résultats] Élections législatives

septembre
2014
Tenue d'une marche en faveur de la lutte aux changements climatiques

novembre
2014
Entente entre les États-Unis et la Chine sur la lutte aux changements climatiques

novembre
2014
[Résultats] Élections législatives

décembre
2014
Annonce des présidents des États-Unis et de Cuba sur les relations entre leurs pays

octobre
2015
Signature du Partenariat transpacifique à Atlanta, aux États-Unis

janvier
2016
Dévoilement de données confirmant l'établissement d'un record de chaleur en 2015

juin
2016
Attentat meurtrier dans une boîte de nuit d'Orlando, aux États-Unis

novembre
2016
Élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis

novembre
2016
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2016
[Résultats] Élections législatives


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