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26 mai 2017

Ouverture du sommet du G7 à Taormina, en Italie

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

G7 de Taormina

Le 43e sommet du G7 qui se déroule à Taormina, en Italie, se tient en présence de quatre chefs d’État ou de gouvernement qui participent pour la première fois à cet exercice. C’est notamment le cas du président des États-Unis, Donald Trump, dont les positions sur le climat vont à l’encontre du consensus dégagé depuis l’accord de Paris, en 2015.

Les analystes sont curieux de voir comment se déroulera ce G7 auquel prennent part pour la première fois le président américain Donald Trump, son homologue français Emmanuel Macron, la première ministre britannique Theresa May et le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni. La presse est particulièrement intriguée par l’attitude de Trump, au cœur d’un premier grand voyage entrepris au Moyen-Orient le 20 mai. Celui-ci a déjà affiché des positions qui vont à l’encontre de celles des autres leaders sur des thèmes comme le financement de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, le protectionnisme ou la lutte aux changements climatiques. Au terme du G7, qui se tient les 26 et 27 mai 2017, des avancées sont faites sur la lutte au protectionnisme dont on parle dans le communiqué final. Par contre, Trump refuse de s’engager comme les autres pays dans la lutte aux gaz à effet de serre, considérés comme responsables des changements climatiques. Il se réserve le droit d’attendre la semaine suivante pour s’exprimer sur l’accord de Paris de 2015, dont il pourrait retirer son pays. Au niveau de la sécurité, un consensus est atteint autour de la lutte au terrorisme, notamment l’incitation aux « acteurs de l’Internet » à aider à identifier des menaces djihadistes. Les participants se disent aussi ouverts à une influence positive de la Russie pour amener une trêve et une solution politique au conflit en Syrie. Le deuxième jour du sommet, des échanges, impliquant cinq pays d’Afrique, portent sur le développement de ce continent et le défi que pose l’immigration vers l’Europe. Un communiqué inhabituellement court conclut ce sommet marqué par un rapprochement entre le président Macron et le premier ministre canadien Justin Trudeau, les deux plus jeunes dirigeants présents. Des tensions subsistent toutefois avec le nouveau président américain, qui qualifie par exemple de « mauvaise » la relation commerciale entre son pays et l’Allemagne.

Dans les médias...


Christian de Perthuis, « Le climat au G7 : un « passager clandestin » nommé Trump »

«...Suivant la formule très peu diplomatique d'Angela Merkel, la séquence du G7sur le climat a consacré « une situation à six contre un » : six chefs d'État vertueux jouant la mise en place de l'accord de Paris face au « passager clandestin » Donald Trump. Ce n'est pas la première fois que le climat casse l'ambiance dans ce type de rendez-vous. Mais cette fois, le perturbateur tient le devant de la scène. Quel est le problème posé ? Les États-Unis ont ratifié l'Accord de Paris sur le climat durant l'été 2016, ce qui a permis son entrée en vigueur en novembre de la même année. Quelques jours après, les Américains accordaient leurs suffrages au candidat républicain ayant promis de sortir de l'accord. Le président Trump dispose en réalité de trois options : rester dans l'accord, quitte à réviser l'objectif de réduction d'émissions déposé auprès des Nations unies; dénoncer l'Accord de Paris, ce qui prend au minimum quatre ans; dénoncer la convention de 1992 sur le climat ce qui peut être fait en un an et rend caduc tout engagement international des États-Unis sur le climat. A Taormine, le groupe des six a cherché à convaincre Donald Trump de jouer l'option 1. Au nom de la coopération internationale face au risque climatique. Est-ce la bonne option ? »

Les Échos (France), 30 mai 2017, p. 11.

S.A., « Accords et désaccords au sommet du G7 »

«...Le président Trump s'est montré plus souple sur la question du commerce mondial que sur le climat. Avant le sommet, cette question était pourtant présentée comme l'autre sujet de dissension majeur, alors que le président des États-Unis prône un retour au protectionnisme. « Nous réitérons notre engagement à garder nos marchés ouverts et à lutter contre le protectionnisme, tout en restant fermes face à toutes les mauvaises pratiques commerciales », peut-on lire dans le 19e point de la déclaration finale. « En même temps, nous reconnaissons que le commerce n'a pas toujours été fait au bénéfice de tous », ajoute le texte, dans une formule propre à satisfaire chacune des parties. De même, bien que Donald Trump n'ait cessé de vilipender l'Organisation mondiale du commerce depuis son élection - et plus encore pendant la campagne -, la déclaration finale appelle au respect des règles de l'OMC et à la vigilance nécessaire vis-à-vis de ceux qui ne les respectent pas. Sur le commerce mondial, le bouillonnant président américain n'a pas souhaité aller au bout du bras de fer avec ses partenaires du G7. »

La Croix (France), 29 mai 2017, p. 8.

Dominique Dunglas, «Donald Trump gâche la fête au sommet du G7 »

«...Les ONG redoutaient également que la question des migrants soit éludée ou traitée en mode mineur. Elles n’avaient pas tort. Pour l’administration Trump, les migrations sont en effet avant tout une question de sécurité et Washington a imposé sa vision. L’ébauche de texte sur laquelle les sherpas travaillaient vendredi reconnaît que si les droits humains des immigrés doivent être réaffirmés, « le droit des États à contrôler leurs frontières et le flux des migrants est un élément clef de leur sûreté nationale et de leur bien-être économique ». C’est un camouflet pour l’Italie qui voulait introduire le principe de répartition des migrants. Mais Rome avait déjà baissé les bras en imposant que les 5.000 immigrés secourus en mer Méditerranée depuis trois jours ne soient pas transférés vers les ports siciliens mais sur la péninsule. Cachez aux puissants du monde les migrants qu’ils ne sauraient voir... Reste que le G7 ne tourne pas uniquement autour des thèmes officiels du communiqué final auquel les sherpas travailleront jusqu’à la dernière seconde. Les moments informels et les rencontres bilatérales permettent aux chefs d’Etat et de gouvernement de se connaître et de se parler sans filtres. (…) Chacun des 7 chefs d’État a ainsi multiplié les rencontres dans cet « esprit G7 » évoqué par l’Elysée. Devant le superbe panorama de Taormina, tout aurait été bien… si un des invités n’avait pas tout fait pour gâcher la fête. »

Le Soir (Belgique), 27 mai 2017, p. 12.

Eric Jozsef, « Pour son grand oral international, Macron reçu avec encouragements »

«...à Taormine, Emmanuel Macron a affirmé avoir trouvé un président américain «ouvert», «à l'écoute» et «pragmatique». Notamment en vue de sa décision sur l'accord de Paris sur le climat. Alors que la chancelière Angela Merkel estimait que la discussion avec le chef d'État climatosceptique n'avait pas été «du tout satisfaisante», Macron a vu, lui, des «progrès». Et a laissé entendre que les arguments des six autres pays membres du G7 pourraient faire mouche auprès de Trump. A commencer par le risque que d'autres géants, comme l'Inde, et surtout la Chine, prennent le leadership de la transition énergétique. En affirmant qu'il avait «bon espoir» que Trump ne joue pas les boulets de la lutte climatique, Macron a endossé le costume du médiateur et du facilitateur. Un rôle qui pourrait lui être reconnu si, cette semaine, le président américain devait ne pas acter le processus de sortie des États-Unis de l'accord de Paris. En attendant, Trump s'est voulu, dans la forme tout du moins, aimable. Après avoir laissé entendre durant la présidentielle française que Marine Le Pen avait ses faveurs, il a affirmé à Bruxelles que Macron était en réalité «[s]on candidat». Et il n'a pas manifesté d'agacement malgré l'affront symbolique d'un jeune chef de l'État français en retard au sommet de l'Otan. (...) Avec la chancelière allemande, comme d'ailleurs avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, avec lequel il a longuement pris la pose sur le balcon de Taormine face au bleu de la mer Ionienne, Macron a mis en scène la complicité. Non sans succès. »

Libération (France), 29 mai 2017, p. 3.

Peter Foster, «G7 Summit: The EU eye-rolling and Trump tantrums must stop - there is more that unites us than divides us »

«...on so many levels, Mr Trump appears to be all about the walls and that will be reflected in an anaemic G7 communique that will be very thin on solidarity - on trade, on climate, on immigration. Even so, the reality of Mr Trump’s presidency has frequently been more mainstream than the rhetoric suggest - thanks in the main to the checks and balances in the US political system that speak to the much deeper traditions and values that still bind advanced democracies. The collective disunity on display this week will have been gleefully observed by Vladimir Putin - who was ejected from what was then in G8 2014 after the annexation of the Crimea - and in Beijing, a massive but still emerging nation whose long-term commitment to global norms is far from assured. Step back from the disagreements and both Mr Trump and EU leaders need to think hard before indulging their instincts for grandstanding over a grown-up realisation that - all their differences aside - there is still much more that unites us than divides us. »

The Telegraph (Royaume-Uni), 26 mai 2017.

Gouvernance et gouvernement [ 26 mai 2017 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Italie
ÉlevéSergio MattarellaPaolo Gentiloni

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

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Élections législatives en Italie

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août
2016
Tremblement de terre dévastateur en Italie

décembre
2016
Tenue d’un référendum constitutionnel en Italie


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