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9 février 2018

Ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

La présentation des Jeux olympiques d’hiver de 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud, est marquée par un apaisement des tensions entre le pays hôte et la Corée du Nord. Cette dernière envoie une petite délégation en plus d’être représentée par des dignitaires, dont le président de l’Assemblée populaire suprême de Corée du Nord, Kim Yong-nam.

Les essais nucléaires nord-coréens et l’attitude provocatrice du leader Kim Jong-un contribuent aux tensions qui existent entre la Corée du Nord et les pays avoisinants, dont la Corée du Sud et le Japon. Un climat de confrontation règne aussi avec les États-Unis, le président Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un échangeant publiquement des propos menaçants. C’est dans ce contexte que se déroule la préparation des Jeux olympiques de Pyeonchang, les premiers tenus en Corée du Sud depuis les Jeux d’été de Séoul, en 1988. Plusieurs pays s’inquiètent de la situation. En janvier 2018, la Corée du Nord confirme sa volonté d’envoyer une délégation. Une entente prévoit même que des athlètes des deux Corées se côtoieront au sein de l’équipe féminine de hockey. Tous marcheront également derrière le même drapeau lors des cérémonies d’ouverture, ce qui ne s’était pas vu depuis 2004. Lors des jeux, la Corée du Nord est, entre autres, représentée diplomatiquement par le président de l’Assemblée populaire suprême, Kim Yong-nam, ainsi que Kim Yo jong, sœur cadette de Kim Jong-un. Cette visite, la première en Corée du Sud d’un membre de la dynastie Kim, est marquée par une poignée de main entre celle-ci et le président sud-coréen Moon Jae-in. La Corée du Nord est également représentée par des meneuses de claques (army of beauties) qui constituent en quelque sorte des ambassadrices de bonne entente. Plusieurs voix, méfiantes à l’endroit de Pyongyang, s’élèvent pour dénoncer ces gestes comme de la simple propagande. Sur place à Pyeongchang, le vice-président américain Mike Pence refuse pour sa part de saluer les dignitaires nord-coréens. Dans les semaines suivant les Jeux, les présidents sud-coréen et américain acceptent néanmoins le principe d’une rencontre avec Kim Jong-il, une nouvelle que certains interprètent comme une conséquence des gestes conciliants posés aux Jeux olympiques.

Dans les médias...


Cyrille Bret, « Ce que ces JO d’hiver 2018 nous disent d’aujourd’hui »

«...Sous les symboles évidents et les messages iréniques martelé, certains ont pu déceler une inflexion dans l'opération de publicité planétaire que la Corée du Sud a déployée hier. Bien entendu, c'est une figure imposée, le pays a résumé son histoire millénaire riche et douloureuse à quelques tubes de K-Pop, la musique pop coréenne en vogue en Asie, à des clips lisses sur ses paysages et ses traditions. Mais la Corée du Sud a surtout essayé de mettre en évidence ses atouts internationaux. L'organisation parfaite et les images léchées de la cérémonie ont envoyé au monde, comme lors des Jeux de Séoul en 1988, l'image d'une société prospère (le PIB par tête est de plus de 27 000 dollars par an, dans la même catégorie que l'Espagne), d'une économie très avancée et d'une Asie plus qu'émergée. [...] La cérémonie d'hier a adressé un message de pays obligé et hautement nécessaire dans la Péninsule. Mais elle a également essayé de réformer l'image internationale de la Corée du Sud : fini le Dragon des années 1980, la dictature des Park et les menaces nucléaires, la Corée a voulu montrer le visage d'une société avancée, harmonieuse, jeune et pacifiée... sans parvenir à faire oublier la précarité de cette situation : la menace nucléaire mais aussi les scandales de corruption qui ont amené à la démission de la présidente Park l'année dernière. »

Atlantico (France), 11 février 2018.

William Bourton, « Quand les politiques brisent la glace aux JO d’hiver »

«...Ce n’est pas la première fois que les deux Corée faisaient cause commune aux JO – il en fut de même lors des Jeux d’été 2000, à Sydney, et 2004, à Athènes – mais le contexte politique très tendu de l’heure a conféré un relief particulier à cette improbable réunion de famille. Il serait angélique d’affirmer que la 23e Olympiade hivernale aura permis de résoudre l’une des crises les plus anciennes et les plus insolubles du monde moderne ; il n’en demeure pas moins que le canal diplomatique entre les deux parties a été rétabli, tandis que le glaçant régime nord-coréen réussissait à projeter l’image de puissance nucléaire pacifique. Le coup de com très « soft-power » de Pyongyang est loin d’être exceptionnel dans l’histoire des Jeux. [...] Politique et olympisme font bon ménage. Et il ne faudrait pas croire que les Olympiades d’hiver – événements de portée relativement modeste par rapport aux JO d’été – échappent à la règle. »

Le Soir (Belgique), 23 février 2018, p. 26.

Clément Guillou et Clément Martel, « De la paix et des Jeux »

«...Les Jeux n'eurent jamais l'apolitisme que voulait leur conférer le baron Pierre de Coubertin mais il faut remonter au boycottage soviétique de ceux de Los Angeles, en 1984, pour trouver trace d'une imbrication aussi forte entre sport et diplomatie. La présence en Corée du Sud d'athlètes, pom-pom girls et dirigeants du Nord invités aux frais de Séoul et défilant sous la même bannière que leurs voisins restera comme le marqueur de ces Jeux, au-delà des performances athlétiques et artistiques. Ce fut assez pour que le CIO se rengorge de JO réussis et que la présidente américaine de sa commission des athlètes, Angela Ruggiero, suggère que le prix Nobel de la Paix soit remis à l'équipe féminine de hockey de Corée unifiée. Une suggestion que Thomas Bach a accueillie avec un sourire dont on ne savait s'il exprimait l'amusement ou la satisfaction, dimanche. Il n'a pas, en tout cas, trouvé l'idée ridicule : « Nous ne faisons que notre travail. Nous essayons de faire infuser l'esprit olympique dans la péninsule coréenne. » »

Le Monde (France), 27 février 2018, p. 12.

Gouvernance et gouvernement [ 9 février 2018 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Corée du Sud
IntermédiaireMoon Jae-inLee Nak-yeon

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

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