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août 2018

Début d’inondations dévastatrices en Inde

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Au mois d’août 2018, le Kerala, un État situé dans le sud-est de l’Inde, est frappé par des pluies anormalement abondantes. Il en résulte des inondations, les pires depuis près d’un siècle dans cette région, ainsi que des glissements de terrain qui font 483 morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

Dès le début du mois d’août 2018, des pluies beaucoup plus élevées que la moyenne frappent l’État du Kerala pendant la mousson. Elles provoquent des inondations qui, selon les observateurs, seraient les pires dans ce secteur depuis une catastrophe survenue en juillet 1924. Les 14 districts du Kerala sont placés en alerte rouge, alors que d’autres États voisins sont également affectés par les précipitations qui provoquent des glissements de terrain. La crainte d’une propagation de leptospriroses, dont les rats sont porteurs, incite les autorités à réagir. De plus, des villages et des routes sont détruits, alors que des services comme les écoles, les trains, même l’aéroport international de Cochin, doivent interrompre leurs activités. Des mesures d’urgence sont adoptées. En plus de l’intervention de ressources gouvernementales, celle de pêcheurs et de leurs bateaux permet notamment de venir à la rescousse de citoyens menacés. Au-delà de 3 000 camps sont également ouverts afin d’accueillir plus d’un million de déplacés. De l’aide financière est obtenue des différents paliers de gouvernement, le premier ministre Narendra Modi se rendant même dans la région. Se greffe à cette aide le soutien de pays et d’organisations étrangers. Malgré cela, on compte 483 morts liées aux inondations dans le Kerala, et quelques centaines d’autres dans des États voisins. Considérée comme un élément clef dans la lutte contre les débordements, la gestion des barrages fait l’objet de certaines critiques. La destruction au fil des ans de barrières naturelles, au profit de nouvelles infrastructures, est aussi blâmée pour l’étendue des dégâts. La population du Kerala n’est pas au bout de ses peines, puisque qu’elle est frappée par une période de sécheresse peu après la fin des inondations.

Dans les médias...


Guillaume Delacroix, « Le Kerala : confronté à l’après-déluge »

«...Déjà, une polémique est en train de naître sur la façon dont les barrages du Kerala, traversé par d'innombrables cours d'eau, ont été gérés jusqu'ici. Ashok Keshari, professeur de génie civil à l'Indian Institute of Technology de New Delhi, estime que les dommages provoqués par les inondations « auraient pu être réduits de 20 % à 40 % si les réservoirs avaient lentement opéré des lâchers d'eau », lorsque les intempéries s'étaient provisoirement calmées en juillet. « L'Etat du Kerala n'était pas équipé de système d'alerte avancé et il n'a libéré l'eau des retenues qu'une fois atteints les niveaux pouvant mettre en péril les structures des barrages » , accuse ce scientifique. Avant la mousson, la logique aurait voulu que les réservoirs soient pratiquement vidés, ce qui n'a pas été le cas. « Les laisser se remplir avec les premières pluies conduit nécessairement au désastre. Les barrages peuvent aider à contrôler les inondations, à condition d'être gérés correctement » , a expliqué au journal économique Mint le coordinateur du réseau associatif Barrages, rivières et populations d'Asie du Sud, Himanshu Thakkar. »

Le Monde (France), 23 août 2018, p. 6.

Vanessa Dougnac, « Les Indiens solidaires face aux inondations meurtrières »

«...Lors de précédents désastres, le pays a souvent refusé l'aide humanitaire internationale, qui trouve néanmoins son chemin au travers d'antennes locales et d'organisations partenaires. « L'Inde a un bon mécanisme de réponse face aux désastres naturels », a répondu Stéphane Dujarric, porte-parole des Nations unies, à la question de savoir si l'Inde avait demandé une assistance. […] Mais, sur le terrain, les appels à la mobilisation sont omniprésents. La phrase « s'il vous plaît, priez pour le Kerala » circule sur tous les réseaux sociaux. Et le coût de la destruction est estimé à près de trois milliards de dollars (2,62 milliards d'euros). « En ce moment, rien ne peut aider davantage que l'argent », a lancé Pinarayi Vijayan, le chef de l'exécutif du Kerala. Ce dernier a sollicité la contribution de la population à un fonds spécial. Le premier ministre Narendra Modi, quant à lui, a visité samedi 18 août les zones sinistrées et a annoncé l'allocation d'un budget supplémentaire de 71 millions de dollars (62,1 millions d'euros). Mais certains partis de l'opposition, dont le Congrès, l'accusent d'avoir tardé à réagir. »

La Croix (France), 20 août 2018.

Michael Safi, Kakoli Bhattacharya, « Kerala floods : many thousands await rescue as downpour continues »

«...Intense rainy seasons are an annual phenomenon in Kerala, which lies in the path of the south-west monsoon that provides India with 70% of its annual rainfall in a four-month period. When the downpours began earlier this month, state authorities initially assured people that the situation was under control. They appear to have been caught by surprise, however, and then overwhelmed by the prolonged intensity of rainfall more than two-and-a-half times heavier than usual in the week to 15 August and 457% more than average in the worst-hit district of Idduki. The last road into Chengannurin central Kerala disappeared before the eyes of officials sent to inspect the area on Friday evening, leaving about 50,000 people trapped inside the town. One resident used social media to broadcast the fact that he was trapped neck-deep in water on the first floor of his home. “It looks like water is rising to the second floor,” he said in the footage, which went viral. “I hope you can see this. Please pray for us.” »

The Guardian (Royaume-Uni), 19 août 2018.

Gouvernance et gouvernement [ 0 août 2018 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Inde
ÉlevéRam Nath KovindNarendra Modi

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

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mai
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