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23 octobre 1998

Signature des accords de Wye Plantation entre Israël et l'Autorité nationale palestinienne

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Conseil des Ministres israéliens, Ehud Barak, 1999-2001
Israeli Foreign Ministry

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l'Autorité nationale palestinienne, Yasser Arafat, sont réunis à Wye Plantation, aux États-Unis, afin de négocier les modalités d'un accord prévoyant le retrait de troupes israéliennes en Cisjordanie.

Bloqué depuis plus d'un an, le processus de paix au Proche-Orient est relancé par le président américain Bill Clinton qui invite le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l'Autorité nationale palestinienne, Yasser Arafat, à reprendre les négociations à Wye Plantation, dans l'État au Maryland. Au terme d'un sommet de neuf jours, les Israéliens acceptent de retirer leurs troupes d'une partie de la Cisjordanie qui passera sous contrôle palestinien. Cette opération, qui se fera en trois étapes, débutera en novembre 1998. De leur côté, les Palestiniens s'engagent à lutter contre le terrorisme et à éliminer les articles de leur charte qui appellent à la destruction d'Israël. La réalisation des accords sera mise à l'épreuve par des attentats et une forte contestation politique qui entraînera la tenue d'élections générales en Israël. La population exprimera son mécontentement à l'endroit du premier ministre Netanyahou le 17 mai 1999 en portant au pouvoir les travaillistes d'Ehud Barak.

Pour en savoir plus: Accords de Wye Plantation

Dans les médias...


Jean-Jacques Mevel, Philippe Gelie, «Nouveau départ pour le processus de paix»

«...Ce ne serait donc pas la première fois que les frictions entre Washington et Jérusalem font des étincelles. A court terme, les accords de la Plantation Wye risquent de susciter encore plus de méfiance. Benyamin Netanyahu s'est montré le moins conciliant au moment même où les Etats-Unis s'engageaient encore plus lourdement dans un règlement final israélo-palestinien notamment par le biais de la CIA transformée en «juge de paix». La question est bien sûr de savoir ce qu'il adviendra, sur le terrain, de la signature des uns et des autres. Pour les Américains, l'incertitude essentielle sur la mise en oeuvre des accords d'hier se situe clairement du côté israélien : «Bibi (Netanyahu) n'a pas encore renoncé à enterrer le processus de paix», relevait-on de source américaine. Mais rien ne garantit non plus que Bill Clinton, aujourd'hui pressé de rétablir sa stature entamée par le scandale Lewinsky et par le spectre de l'impeachment, ne réédite de sitôt une opération de sauvetage aussi lourde au Proche-Orient. Le temps, l'énergie et le prestige investis à Wye Plantation risqueraient alors de rester comme un feu de paille.»

Le Figaro (France), 24 octobre 1998, p. 2.

Pierre Haski, «Une bouffée d'oxygène, et après ? La négociation est relancée, mais la confiance n'est pas rétablie»

«...L'idée était que la confiance se construisant progressivement avec la mise en oeuvre de l'autonomie, il serait plus aisé de s'attaquer en fin de parcours aux questions qui semblent, à première vue, insolubles. C'est exactement l'inverse qui s'est produit avec le déraillement du processus de paix: la confiance a disparu, et il aura fallu huit jours à Bill Clinton pour arracher à Netanyahou des concessions déjà prévues par les accords précédents. Même si les accords de Wye étaient réellement appliqués, l'absence de confiance, voire même de respect, entre les deux parties est telle qu'il semble irréaliste de penser qu'en l'état les questions complexes du statut final pourront être réglées, à commencer par la première: les Palestiniens auront-ils bel et bien leur Etat? Devant le blocage du processus, Yasser Arafat avait agité sa carte maîtresse: la proclamation d'un Etat palestinien le 4 mai 1999, la date butoir marquant la fin des cinq ans d'autonomie. C'est cette menace qui a provoqué le dernier branle-bas de combat diplomatique et le marathon de Wye Plantation: le chef de l'OLP s'est-il engagé à ne plus engager cette confrontation en mai prochain quelles que soient les circonstances, ou bien garde-t-il en poche la dernière arme qui reste à ce leader affaibli et sans alternative? L'incertitude risque de durer jusqu'en mai.»

Libération (France), 24 octobre 1998, p. 4.

Guy Taillefer, «Vers une paix réelle ?»

«...Le sommet de Wye risque, à vrai dire, de n'avoir fait avancer la paix au Moyen-Orient qu'en termes techniques et diplomatiques, tant l'enjeu réel du conflit - la spoliation du pays palestinien - semble y avoir été banalisé. La réalité, c'est qu'avec ou sans Wye, les accords d'Oslo ne sont plus depuis longtemps que l'ombre d'eux-mêmes. La réalité, c'est qu'entre les mains du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, ils ne sont plus ce processus de paix qui devait jeter les bases d'une solution territoriale mutuellement acceptable, ils sont devenus un processus de «colonisation pacifique» où l'objectif israélien est de conserver la majeure partie de la Cisjordanie en acquiescant en formes minimales - pour ne pas dire mesquines - au légitime projet national palestinien. À ce titre, M. Nétanyahou sort gagnant de Wye, où ses revendications, surtout dans les derniers moments, auront illustré moins son désir de paix que celui d'élargir sa base électorale.»

Le Devoir (Québec, Canada), 24 octobre 1998, p. A12.

Éditorial

«...The Palestinians deserve a state and security no less than many other peoples. But as a practical matter and a matter of fairness, they must show the respect for Israeli security that would create an Israeli national consensus in support of a state of their own. It hasn't all happened yet. As befits the special ties between American and Israelis, the American plan put forth at Wye is not a mechanical splitting of the difference between Israelis and Palestinians. It goes further to embrace the security goals of the Israelis than to embrace the sovereignty goals of the Palestinians. Still, the terms outlined at Wye give the Palestinians a further opportunity to win more land and more political rights for themselves. Israel's security will continue to rest first on deterrence and counter-terrorism. But if the Israelis are wise and fortunate, their security will increasingly come to reflect an easing of tensions with their Palestinian neighbors. An easing can be achieved only by accommodating the Palestinians' legitimate statehood ambitions.»

The Washington Post (États-Unis), 24 octobre 1998.

Gouvernance et gouvernement [ 23 octobre 1998 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

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Non disponible

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

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