Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

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7 octobre 2001

Bombardements par les Américains et les Britanniques en Afghanistan

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Hamid Karzai

Moins d'un mois après les attentats du 11 septembre 2001 à New York, des avions américains et britanniques effectuent des bombardements en Afghanistan. Ils ont pour but d'appuyer l'action de l'Alliance du Nord qui tente de renverser le régime des talibans, au pouvoir depuis 1996.

Ces bombardements font suite à un ultimatum des Américains qui accusent les talibans de protéger Oussama Ben Laden ainsi que d'autres terroristes liés aux attentats du 11 septembre 2001. Ce soutien permet à l'Alliance du Nord, des rebelles dont le chef Ahmad Shah Masoud a été assassiné en septembre, de progresser rapidement contre les troupes gouvernementales. Les talibans quitteront la capitale, Kaboul, dès la mi-novembre. L'effondrement du pouvoir fait craindre que les rivalités ethniques ne provoquent un nouveau chaos dans le pays, déjà miné par une situation économique précaire. Le 27 novembre, une conférence est réunie à Bonn, en Allemagne, sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU). Elle a pour but de former un gouvernement intérimaire. Les représentants des principales factions s'entendent pour qu'un Pachtoun, Hamid Karzai, assure la transition à la tête du pays pendant six mois. Pendant ce temps, la résistance des talibans se poursuit dans certaines régions alors que les Américains continuent la chasse aux terroristes.

Dans les médias...


S.A., «Bush continue de bombarder les taliban»

«...Dans l'étrange dialogue qu'ils ont noué sur le petit écran, George W. Bush et Oussama ben Laden sont au moins d'accord sur le constat. Entre eux, il n'y aura pas de terrain neutre. Et la guerre, relancée par les attaques américaines en Afghanistan, ne pourra s'achever que par la victoire, c'est-à-dire l'élimination de l'un ou de l'autre. Pour le président des États-Unis, c'est le combat «entre la peur et la liberté», une guerre morale qu'il est sûr d'emporter, bien qu'il admette que «beaucoup d'Américains éprouvent aujourd'hui un sentiment de peur». Pour le chef d'Al Qaida, la faute revient aux États-Unis, coupables d'une guerre contre l'islam qui «divise le monde en deux camps, celui de la foi et l'incroyance». La mission des musulmans serait aussi impérative que celle des pilotes kamikazes du World Trade Center : «détruire l'Amérique». Nul doute que le bon sens, le droit et tout simplement le rapport de forces sont dans le camp de George W. Bush.»

Le Figaro (France), 9 octobre 2001, pp. 1-2.

Alain Campiotti, «Afghanistan, les bombes de la punition américaine»

«...Cette guerre est obscure parce qu'elle se fait dans la nuit et dans l'ombre, et pourtant George Bush a affirmé que ses objectifs étaient clairs (...) c'est la guerre que voulait Al-Qaida, depuis le début, depuis les attentats du World Trade Center en 1993, de Khobar, de Nairobi, de Dar es-Salam, du Cole, depuis la Somalie, peut-être même depuis l'attentat de Beyrouth qui avait coûté la vie, en 1983, à près de 300 militaires américains. L'organisation terroriste, dont l'objectif est de vider l'espace musulman de la présence occidentale, avait remporté plusieurs victoires. Les troupes américaines avaient quitté le Liban, la Somalie. Les attentats contre les deux ambassades n'avaient provoqué que des ripostes absurdes. Maintenant, les Etats-Unis ne reculeront plus, et ils le répètent chaque jour. C'est une vraie guerre qui commence, en effet complexe et imprévisible. La deuxième bataille va se livrer, dès ce matin, dans les rues des villes du Proche-Orient, dans l'opinion musulmane. C'est cette bataille que Al-Qaida croit pouvoir gagner.»

Le Temps (Suisse), 8 octobre 2001.

Jean-Simon Gagné, «Ils ont tant aimé l'Afghanistan»

«...On dira qu'il fallait agir, faire un exemple, montrer qu'il n'y a pas de compromis possible face au terrorisme. D'accord. Sauf qu'il apparaît plus facile de larguer des bombes que de reconnaître que la guerre à livrer, pour anéantir le terrorisme, c'est celle contre la pauvreté, contre l'ignorance, contre la tyrannie. Et que ce combat-là nécessiterait une patience et un courage que nous n'avons plus. Ou si peu. Ça voudrait dire la diplomatie, pas les bombes. Ça voudrait aussi dire reprendre les brouillons des accords de paix entre Israël et l'autorité palestinienne. Ça voudrait dire secouer les puces de régimes allergiques aux droits humains, même parmi nos alliés arabes. Ça voudrait dire, surtout, admettre notre rôle d'apprenti sorcier, pour avoir soutenu ben Laden et certains groupes islamistes radicaux, avant d'en devenir les victimes. Sans tout cela, la capture des terroristes ne servira à rien. Pas plus que la chute du régime taliban, en Afghanistan. Les bombes ne feront que conforter leurs successeurs dans leur haine démente de l'Occident. On finira peut-être même par découvrir, ô stupeur, que ben Laden peut être plus dangereux mort que vivant, compte tenu de la situation tragique du monde arabe et de plusieurs pays d'Asie centrale.»

Le Soleil (Québec, Canada), 9 octobre 2001, p. a5.

Éditorial

«...Rarely in the decades after World War II has the purpose of a U.S. military operation had such broad support across the globe. This is the defense of this nation and others threatened by terrorism. There was no gentler option. It will carry a price. The military has warned that this will not be a clean, risk-free war. The events of Sunday will no doubt heighten fears for Americans, whose sense of security was turned upside down a little less than four weeks ago. Those fears are understandable. The government has warned that the chances of terrorist reprisals on U.S. soil are high. One advantage of the calculated buildup to the military assault over several weeks may be that it also provided time to interrupt terrorist networks that were planning reprisals. Nevertheless, reprisal, somewhere, is likely.»

Chicago Tribune (États-Unis), 8 octobre 2001.

Gouvernance et gouvernement [ 7 octobre 2001 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

États-Unis
ÉlevéGeorge W. Bush

Royaume-Uni
ÉlevéElizabeth IITony Blair

Afghanistan
TransitionMawlawi Abdul Kabirinformation non-pertinente

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 1996 - 2006



novembre
1996
Réélection de Bill Clinton à la présidence des États-Unis

novembre
1996
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
1996
[Résultats] Élections législatives

octobre
1998
Déferlement de l’ouragan Mitch sur les Caraïbes

novembre
1998
Début de la construction de la station spatiale internationale

novembre
1998
[Résultats] Élections législatives

novembre
1999
Ouverture d'une conférence de l'Organisation mondiale du commerce à Seattle

septembre
2000
Ouverture du Sommet du Millénaire à New York

novembre
2000
Élection de George W. Bush à la présidence des États-Unis

novembre
2000
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2000
[Résultats] Élections législatives

septembre
2001
Attentats terroristes aux États-Unis (11 septembre)

octobre
2001
Bombardements par les Américains et les Britanniques en Afghanistan

septembre
2002
Dévoilement de la doctrine Bush

novembre
2002
[Résultats] Élections législatives

avril
2003
Fin du Projet Génome humain

février
2004
Fondation de Facebook

mai
2004
Obtention d’une Palme d’or à Cannes pour le documentaire « Fahrenheit 9/11 »

novembre
2004
Réélection de George W. Bush à la présidence des États-Unis

novembre
2004
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2004
[Résultats] Élections législatives

août
2005
Déferlement de l'ouragan Katrina sur le sud des États-Unis

novembre
2006
Tenue des élections de mi-mandat aux États-Unis

novembre
2006
[Résultats] Élections législatives


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