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2 novembre 2004

Réélection de George W. Bush à la présidence des États-Unis

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

George W. Bush

Le président sortant, le républicain George W. Bush, remporte la victoire sur le candidat démocrate John Kerry. Bush obtient 62 040 610 votes (50,7 %) contre 59 028 444 (48,3 %) pour Kerry. Il devance également ce dernier au chapitre des grands électeurs, 286 contre 252.

Les résultats sont moins serrés que lors de l'élection présidentielle de 2000. Mais le suspense perdure encore pendant plusieurs heures, cette fois à cause de l'Ohio, dont les 20 grands électeurs font pencher la balance en faveur de George W. Bush. La guerre en Irak, l'état de l'économie et l'avenir des programmes sociaux sont au coeur de la campagne qui est également marquée par de dures attaques personnelles à l'endroit du passé militaire des deux candidats. Kerry, un sénateur du Massachusetts, a pour colistier John Edwards, un sénateur de la Caroline du Nord. Le candidat démocrate fait bonne figure lors des trois débats télévisés qui l'opposent à Bush. Les deux hommes sont nez à nez dans la plupart des sondages réalisés au cours de la campagne. Mais la popularité du président sortant, vainqueur dans 31 États, se révèle le jour du scrutin. Les républicains profitent également des élections pour accentuer leur majorité à la Chambre des représentants et au Sénat. Richard « Dick » Cheney occupera encore le poste de vice-président.

Pour en savoir plus: Discours de la victoire du président réélu des États-Unis

Résultats du scrutin

Dans les médias...


Emmanuel Saint-Martin, Hélène Vissière, Dominique Audibert, «George W. Bush peut-il changer ?»

«...Bush a gagné, mais il ne s'est pas contenté d'être réélu à l'arraché, comme on s'y attendait. Avec plus de 3,7 millions de voix d'avance sur son adversaire - un record dans les annales électorales américaines -, il déjoue toutes les prévisions qui lui donnaient, au mieux, une victoire ric-rac. Mais après quatre ans de mandat - et quel mandat, commencé avec une élection que beaucoup considéraient comme un coup d'Etat juridique, percuté par les attentats du 11 septembre, embourbé dans l'aventure irakienne ! -, c'est pour Bush mieux qu'une victoire, presque une consécration. Effacée l'élection «volée» de 2000 et cette image de président au rabais qu'il gardait aux yeux de ses adversaires. Mouchés tous ces pays étrangers - la France au premier rang - qui ne se sont jamais faits à ses manières de cow-boy et qui souhaitaient presque ouvertement sa défaite. Oubliée, enfin, cette hantise de la «malédiction des Bush» qui l'habitait depuis que son père, en 1992, avait été congédié sans appel dès la fin de son premier mandat.»

Le Point (France), 4 novembre 2004, p. 44.

Philippe Boulet-Gercourt, «Bush 2 pire que Bush 1 ?»

«...selon un sondage Gallup effectué avant les élections, plus de 80% des électeurs de Kerry ont annoncé qu'ils seraient «très mécontents» (57%) ou «mécontents» (25%) si Bush était élu. En un mot, le pays n'a jamais été aussi divisé depuis la guerre de Sécession. Au Congrès, les démocrates sont plus remontés que jamais. A l'étranger, on se désespère de devoir passer quatre ans de plus sous la coupe d'un tel homme et, plus grave, la haine contre l'administration pourrait bien se transformer en haine contre les Américains, coupables d'avoir réélu un tel président en connaissance de cause. Même au parti républicain, un nombre croissant de responsables s'inquiètent du «messianisme calviniste américain» de Bush, selon le mot du journaliste Ron Suskind, qui a reçu leurs confidences. Bush saura-t-il entendre ce vacarme? Peu probable. Les Américains, le 2 novembre, ont réélu un homme qui ne doute pas. Haï ou pas, il faudra faire avec.»

Le Nouvel Observateur (France), 4 novembre 2004, pp. 54 et 60.

Bernard Durand, Bruno Odent, «La machine populiste de George W. Bush»

«...Le souci essentiel du locataire de la Maison-Blanche a été de nourrir la peur des citoyens, de faire perdurer le sentiment que le pays se trouvait en guerre et que, dans ces conditions, il constituait le commandant en chef providentiel. «Nous devons faire face aux menaces contre l'Amérique avant qu'il ne soit trop tard», lançait le candidat Bush à sa réélection au début du mois de septembre lors de son intronisation par la convention républicaine à New-York, dans une allocution dont les trois quarts furent consacrés à justifier son action contre le terrorisme. Ce sera, de très loin, le thème de campagne numéro un du camp républicain. Et l'immense majorité des innombrables spots publicitaires électoraux a servi les besoins de cette agit-prop très particulière. Cette manipulation de l'émotion, du patriotisme, des sentiments, voire de l'irrationnel aura eu un autre avantage, celui de masquer pour l'opinion des faits bien réels qui auraient dû être accablants dans le bilan du président sortant, comme ces mensonges d'État avérés après l'absence de découverte d'armes de destruction massive en Irak ou de liens entre Saddam Hussein et Ben Laden.»

L'Humanité (France), 4 novembre 2004, p. 4.

Christian Rioux, «La cause d'un échec»

«...Plus que toute autre défaite, celle-ci obligera le parti à une sérieuse introspection. Elle obligera ses leaders à s'interroger sur l'image que projettent les démocrates, celle notamment de dirigeants souvent peu préoccupés par la sécurité de leur pays. Toujours dominé par la génération qui a combattu la guerre du Vietnam, le Parti démocrate a agi lors de cette élection comme s'il pouvait continuer à surfer sur la vague euphorique des années Clinton. Comme si rien n'avait changé depuis le 11 septembre 2001. Le sénateur du Massachusetts a lancé sa campagne en tentant de séduire l'aile pacifiste du parti, qui soutenait Howard Dean. Il l'a terminée en s'affichant, sur le tard, comme celui qui pouvait gagner la guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme. Entre les deux, les Américains n'ont évidemment pas cru à sa métamorphose. Une métamorphose jamais complètement achevée. Récemment, John Kerry déclarait au New York Times Magazine que le 11 septembre ne l'avait pas vraiment transformé. Il vient probablement de comprendre qu'il n'en va pas de même de la plupart de ses concitoyens. Bref, que la politique américaine ne peut plus être la même depuis cette date.»

Le Devoir (Québec, Canada), 4 novembre 2004, p. A3.

Éditorial

«...It stunned the Democrats and many in the media, but it shouldn't have. Voters who care about moral values delivered the election to President Bush. Even with an uncertain economy and problems in Iraq, Mr. Bush rode social conservatism to victory. In a Wednesday-morning chin-pulling session, CNN anchor Bill Hemmer turned to his ex-politico colleague Carlos Watson and asked earnestly, «Why has the country gone so far in the conservative direction?» The truth is that the country was already there. It's just that the liberal media elites never realized it. The exit polls couldn't have been clearer. They showed that more voters think moral values -that is, the vaunted «God, guns and gays» questions- are the most important question facing the nation than think the same about the state of the economy, the terrorist threat or the Iraq war. Regaining competitiveness with this group will be the Democrats' great generational challenge in the years to come. But it's far from clear that the Democrats even understand their problem, much less how to fix it.»

The Washington Times (États-Unis), 4 novembre 2004.

Gouvernance et gouvernement [ 2 novembre 2004 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

États-Unis
ÉlevéGeorge W. Bush

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 1999 - 2016



novembre
1999
Ouverture d'une conférence de l'Organisation mondiale du commerce à Seattle

septembre
2000
Ouverture du Sommet du Millénaire à New York

novembre
2000
Élection de George W. Bush à la présidence des États-Unis

novembre
2000
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2000
[Résultats] Élections législatives

septembre
2001
Attentats terroristes aux États-Unis (11 septembre)

octobre
2001
Bombardements par les Américains et les Britanniques en Afghanistan

septembre
2002
Dévoilement de la doctrine Bush

novembre
2002
[Résultats] Élections législatives

avril
2003
Fin du Projet Génome humain

février
2004
Fondation de Facebook

mai
2004
Obtention d’une Palme d’or à Cannes pour le documentaire « Fahrenheit 9/11 »

novembre
2004
Réélection de George W. Bush à la présidence des États-Unis

novembre
2004
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2004
[Résultats] Élections législatives

août
2005
Déferlement de l'ouragan Katrina sur le sud des États-Unis

novembre
2006
Tenue des élections de mi-mandat aux États-Unis

novembre
2006
[Résultats] Élections législatives

juin
2007
Commercialisation de l’iPhone 1

juillet
2007
Présentation de la journée Live Earth

septembre
2007
Tenue à New York d'une rencontre internationale sur les changements climatiques

octobre
2007
Attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore et au Intergouvernemental Panel on Climate Change

juin
2008
Victoire de Barack Obama dans la course à l'investiture démocrate aux Etats-Unis

octobre
2008
Adoption du plan Paulson pour le sauvetage de l'économie américaine

novembre
2008
Élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis

novembre
2008
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2008
[Résultats] Élections législatives

janvier
2009
Assermentation de Barack Obama à la présidence des États-Unis

juin
2009
Discours de Barack Obama à l'université du Caire

mars
2010
Adoption d'une réforme majeure du système de santé aux États-Unis

avril
2010
Déversement de pétrole dans le golfe du Mexique

juillet
2010
Création par les Nations unies d’une structure pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

novembre
2010
Tenue des élections de mi-mandat aux États-Unis

novembre
2010
[Résultats] Élections législatives

août
2011
Abaissement de la cote de crédit du gouvernement des États-Unis

septembre
2011
Début du mouvement « Occupons Wall Street » à New York

octobre
2012
Déferlement de l'ouragan Sandy sur les Caraïbes et les États-Unis

novembre
2012
Réélection de Barack Obama à la présidence des États-Unis

novembre
2012
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2012
[Résultats] Élections législatives

septembre
2014
Tenue d'une marche en faveur de la lutte aux changements climatiques

novembre
2014
Entente entre les États-Unis et la Chine sur la lutte aux changements climatiques

novembre
2014
[Résultats] Élections législatives

décembre
2014
Annonce des présidents des États-Unis et de Cuba sur les relations entre leurs pays

octobre
2015
Signature du Partenariat transpacifique à Atlanta, aux États-Unis

janvier
2016
Dévoilement de données confirmant l'établissement d'un record de chaleur en 2015

juin
2016
Attentat meurtrier dans une boîte de nuit d'Orlando, aux États-Unis

novembre
2016
Élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis

novembre
2016
[Résultats] Élection présidentielle

novembre
2016
[Résultats] Élections législatives


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