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29 mai 1969

Déclenchement d'une grève majeure à Cordoba, en Argentine

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Général Juan Carlos Ongania

Cordoba, la deuxième plus grande ville d'Argentine, est secouée en mai 1969 par un important mouvement de protestation ouvrière qui mène à un affrontement avec les forces de l'ordre. Ce soulèvement aboutira au renversement du président, le général Juan Carlos Ongania, et ouvrira la porte à une période d'instabilité.

La mort de deux étudiants protestataires aux mains des militaires suscite un mouvement de contestation populaire et de grèves locales qui entraîne un appel syndical au déclenchement d'une grève nationale. Confrontés à une baisse de leur niveau de vie et au déclin du secteur industriel, les travailleurs de Cordoba, le centre de l'industrie automobile en Argentine, veulent défendre leurs droits et exprimer leur opposition aux politiques néo-libérales imposées par le Fonds monétaire international. Le 29 mai 1969, 4 000 ouvriers de Renault entrent en grève. Ils sont suivis par 10 000 ouvriers de la métallurgie et 1 000 électriciens appuyés par des milliers d'étudiants. Plus de 10 000 personnes, certaines armées de cocktails Molotov, marchent sur le centre-ville. Ils en prennent le contrôle, avant d'être délogés après des altercations avec les forces de l'ordre qui font 16 morts. En dépit de la répression exercée contre eux -dissolution des syndicats, abolition du droit de grève- , les travailleurs montrent leur détermination à rester fidèles à leur syndicat péroniste, fondé 20 ans auparavant. Plus grande protestation ouvrière de l'après-guerre, le soulèvement de Cordoba démontre l'échec des politiques gouvernementales et donne le ton à un élan de militantisme chez les ouvriers. Arrivé au pouvoir grâce à un coup d'État en juin 1966, le général Ongania tente d'endiguer ce mouvement par la force et le remplacement de plusieurs responsables de sa politique économique, dont le ministre de l'Intérieur Guillermo Borda. Mais il doit se résigner à démissionner le 18 juin 1970. L'Argentine connaît par la suite une vague d'instabilité (grèves, occupations d'usines, prises d'otages) qui pavera la voie au retour de l'ex-président Juan Peron, en juin 1973.

Gouvernance et gouvernement [ 29 mai 1969 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Argentine
FaibleJuan Carlos Onganía Carballo

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 1964 - 1974



mai
1969
Déclenchement d'une grève majeure à Cordoba, en Argentine

janvier
1970
Création du mouvement Montoneros en Argentine

mars
1973
Retour à la démocratie en Argentine et élection à la présidence de Hector J. Campora

juin
1973
Fusillade lors du retour de Juan Peron en Argentine


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