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7 décembre 2009

Ouverture d'une Conférence internationale sur le climat à Copenhague

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Logo de la conférence

Des représentants de 193 pays sont réunis à Copenhague, au Danemark, pour participer à une Conférence internationale sur le climat. Elle est marquée par d'intenses négociations se soldant par une déclaration d'intention, sans cibles contraignantes, qui suscite une certaine déception.

Un fort climat d'anticipation précède la Conférence de Copenhague. Plusieurs leaders politiques et spécialistes en questions environnementales espèrent qu'elle permettra d'établir un consensus en vue d'un accord qui succédera au protocole de Kyoto lorsque celui-ci arrivera à terme, en 2012. De nombreuses rencontres entre scientifiques précèdent l'événement auquel assistent plus d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement, dont le président des États-Unis, Barack Obama, et le premier ministre chinois, Wen Jiabao. Des espoirs sont formulés en ce qui a trait à la réduction de la production des gaz à effet de serre, identifiés comme les principaux responsables du réchauffement de la planète. Mais alors que certains pays se disent prêts à une baisse de 20 à 40% d'ici 2020 - par rapport à la production de 1990 - , d'autres se montrent en désaccord avec l'adoption d'objectifs contraignants. D'intenses négociations marquent les derniers jours de la conférence, alors que l'éventualité d'un échec est sérieusement considérée. L'heure limite est même dépassée avant que l'on puisse présenter une déclaration d'intention, obtenue à l'arraché, dans laquelle les pays expriment leur volonté de limiter la hausse de température de la planète à 2 degrés d'ici 2050. Ce document, qui n'est pas soumis à un vote, ne s'accompagne cependant pas de cibles précises. Il suscite la déception des environnementalistes et de plusieurs leaders politiques, notamment de pays en voie de développement. D'autres observateurs pointent cependant les progrès réalisés, dont une conscientisation accrue du problème des changements climatiques. Une nouvelle rencontre sur ce thème est prévue en 2010 à Mexico.

Dans les médias...


Claude Imbert, « Le réverbère de Copenhague »

«...L'obstacle magistral sera, après Copenhague, de faire rimer économie avec écologie. La décroissance prônée froidement par les intégristes verts serait évidemment intenable : le déferlement, chez nous, du chômage avec l'avènement de régimes politiques coercitifs déclencherait d'emblée les grands conflits que l'on prétend prévenir. D'ailleurs, elle ne séduirait nullement les grands pays émergents - dont la Chine - , qui n'aspirent au contraire qu'à rattraper un retard de croissance historique. Elle accélérerait le déclin occidental sans pour autant améliorer le sort du milliard d'hommes qui souffrent de la faim. Autre défi que Copenhague aura utilement exhibé : la confrontation entre Nord et Sud. La coalition croissante des pays pauvres constitue, peu à peu, un « tiers état » planétaire. Son avènement avait échoué après Bandung. Et le communisme l'avait enterré. Mais il reprend des couleurs. Et tout sommet mondial, quel qu'en soit l'objet, prendra désormais des allures d' « états généraux ». La Chine - encore pauvre par habitant mais déjà grande puissance industrielle et premier émetteur mondial de gaz carbonique devant les Etats-Unis - jouera sur les deux tableaux et verra son pouvoir d'arbitrage accru. Face aux nouveaux pouvoirs épris de realpolitik, le fanatisme de quelques sectes écologiques ne pourra que bafouiller. »

Le Point (France), 17 décembre 2009, p. 3.

S.A., « Foire d'empoigne à Copenhague »

«...Fixer des objectifs équitables pour les émissions de gaz à effet de serre, mobiliser des ressources considérables pour aider les pays les plus démunis, décider de mécanismes de contrôle : l'ordre du jour est plus ambitieux à Copenhague que dans aucune autre enceinte internationale. Faire entrer les États-Unis, l'Inde et la Chine dans le cadre établi en plus petit comité à Kyoto n'est pas simple. D'où cette impression de foire d'empoigne où chacun avance ses objectifs chiffrés sans tenir compte des bases de référence retenues par ses partenaires et, souvent, sans préciser comment il entend y parvenir. Comment s'assurer que les engagements pris seront tenus ? La négociation est d'autant plus ardue que le monde est devenu plus compliqué. Avec l'émergence de la Chine, de l'Inde et du Brésil, il n'y a plus, d'un côté, les riches et, de l'autre, les pauvres. Il n'y a pas non plus, d'un côté, l'Occident, et de l'autre, le reste du monde. L'époque est révolue où un pays, ou un groupe de pays, pouvait imposer sa volonté à l'ensemble de la planète. Le passage du G7 au G20 a été une étape de ce processus. Copenhague en est une autre. »

Le Figaro (France), 17 décembre 2009, p. 15.

Pierre-Paul Noreau, « Quitter l'ère fossile »

«...Si les gouvernements ne prennent pas le taureau par les cornes et ne forcent pas un virage, la logique veut que le mal s'amplifie avec les conséquences forcément dramatiques qui en découlent. Deux des problèmes majeurs annoncés sont l'accentuation des sécheresses et la hausse du niveau des océans. Conjugués à la pression attribuable à la croissance démographique mondiale, ces deux phénomènes ne peuvent que se traduire par d'importantes migrations, qui elles-mêmes vont engendrer de graves tensions dans plusieurs coins du globe. Il est encore temps de s'épargner ou, du moins, de limiter ces conflits prévisibles. Même dans l'hypothèse défendue par les sceptiques qui plaident que le réchauffement climatique n'est essentiellement qu'un phénomène normal et cyclique, ça ne changerait rien au fait qu'un changement de cap et de mentalité est urgent. Or, le rassemblement des leaders politiques mondiaux est l'occasion à ne pas manquer pour passer à l'action. Il est en effet clair que le gaspillage des ressources naturelles de la planète ne peut se poursuivre au rythme actuel sans que les générations à venir ne soient irrémédiablement pénalisées. Dans cette perspective, Copenhague devient le moment incontournable d'une sensibilisation et d'une prise en charge. »

Le Soleil (Québec, Canada), 8 décembre 2009, p. 27.

S.A, « Copenhagen and beyond »

«...These talks have been so chaotic and contentious that some people believe the United Nations machinery has outlived its usefulness, and real progress will henceforth be made in smaller gatherings of the big players. There may be some truth to this, but at the moment it is hard to see how many of the arrangements agreed to in principle at Copenhagen - the verification system, for instance - can be made to work without detailed agreements. There must also be some mechanism that holds all countries responsible for doing everything they can to tackle climate change. As it is, the pledges now on the table, from both rich and poor countries, are nowhere near enough to keep atmospheric concentrations of carbon dioxide from rising above dangerous levels. But for the moment it is worth savoring the steps forward. China is now a player in the effort to combat climate change in a way it has never been, putting measurable emissions reductions targets on the table and accepting verification. And the United States is very much back in the game too. After eight years of playing the spoiler, it is now a leader with a president who seems to embrace the role. »

New York Times (États-Unis), 20 décembre 2009.

Gouvernance et gouvernement [ 7 décembre 2009 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Danemark
ÉlevéMargrethe IILars Lokke Rasmussen

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

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2005
[Résultats] Élections législatives

septembre
2005
Publication de caricatures controversées sur l'islam dans un journal danois

novembre
2007
[Résultats] Élections législatives

décembre
2009
Ouverture d'une Conférence internationale sur le climat à Copenhague

septembre
2011
[Résultats] Élections législatives

juin
2015
[Résultats] Élections législatives


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