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22 octobre 2010

Ouverture du treizième Sommet de la Francophonie

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Abdou Diouf

Les représentants des pays ayant le français en partage sont réunis à Montreux, en Suisse, sous le thème « Défis et visions d'avenir pour la Francophonie ». Ils réaffirment, entre autres, leur volonté de voir leur organisation exercer une plus grande influence politique auprès d'autres instances internationales.

Les délégués réitèrent leur désir de voir l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) jouer un plus grand rôle politique. C'est le cas par exemple lorsqu'elle agit comme médiateur dans des situations chaotiques ou s'implique afin de faire respecter le processus électoral dans certains pays. Cette influence, les membres de l'OIF veulent aussi la voir s'exprimer auprès d'organisations internationales d'envergure comme les Nations unies ou le Fonds monétaire international. Dans son discours, le président français Nicolas Sarkozy aborde d'ailleurs des sujets comme la place de la Francophonie face au désordre du système financier mondial ou l'absence de pays africains parmi les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. La lutte aux changements climatiques constitue un autre enjeu qui intéresse les délégués et face auquel une position commune est souhaitée lors du sommet de Cancun, au Mexique, prévu pour le mois de novembre. Au niveau de l'usage du français, une autre des thématiques principales du sommet, les membres souhaitent une défense vigilante, mais sans adopter une position défensive face à l'anglais. La présence du président congolais Joseph Kabila, absent à Québec en 2008, suscite beaucoup d'intérêt. Son pays, qui voudrait accueillir le sommet de 2012, doit tenir une élection en 2011. La situation des victimes du tremblement de terre en Haïti est également évoquée, alors que le secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, est réélu unanimement, par acclamation, pour un troisième mandat de quatre ans.

Dans les médias...


Jacques-Simon Eggly, « Qui n'est pas francophone ? »

«...Le Sommet de la francophonie à Montreux a été réussi pour la Suisse. Toutefois, qu'il soit permis à quelqu'un ayant fait partie durant quatre ans de la délégation parlementaire suisse à l'Assemblée parlementaire de la francophonie de poser une question qui l'inquiétait déjà à l'époque: et s'il en allait de ce rassemblement comme de l'Union européenne: à s'être trop élargi il aurait perdu, (un peu, passablement, beaucoup?) de sa raison d'être, de sa spécificité. De son efficacité. Poser la question n'est pas y répondre de façon péremptoire, encore moins grinçante. (...) La Francophonie n'aurait-elle pas dû se concentrer sur une vocation linguistique et culturelle? N'aurait-elle pas dû limiter le nombre de pays adhérents selon la mesure de l'implantation réelle du français? On dira que seule la France parle seulement français. Mais, dans le plurilinguisme des autres membres, quelle est sa place? Toutefois, si on admet l'avantage et l'intérêt de cet élargissement en termes de valeurs défendues, d'influence politique à connotation morale, comment en tirer une sorte de plus-value sous emblème francophone qui apporte vraiment quelque chose en plus: une conjugaison politique et culturelle positive et utile au monde? Il n'y a pas de réponse simple. Mais applaudir sans s'interroger n'est sûrement pas la bonne voie. Il faudrait rechercher le meilleur équilibre possible avec des paramètres pas forcément conciliables. »

Le Temps (Suisse), 26 octobre 2010.

Gilbert Lavoie, « La Francophonie en noir et blanc »

«...Si on enlevait tous les Noirs qu'il y a à la salle de presse de la Francophonie à Montreux, il n'y aurait plus grand monde. Des Français, quelques Québécois, des Suisses parce que ça se passe chez eux, etc. Et si tous les chefs de gouvernements africains présents à ce sommet claquaient la porte, la Francophonie serait réduite à une peau de chagrin. La France, Haïti, quelques États fédérés. Bref, si on regarde la Francophonie à l'envers, c'est-à-dire par le prisme de sa négritude, on se rend compte que ce sont les francophones du Nord qui ont besoin de ceux du Sud et non pas l'inverse. Parce que sans l'Afrique, la Francophonie ne serait qu'un bien petit club dans le monde des organismes internationaux. Un nain au côté du Commonwealth. Vue du Nord, la Francophonie du Sud attire souvent la moquerie. Sans le Canada et la France, elle n'aurait aucun moyen financier. Les pays du Sud et leurs médias sont souvent traités de haut, comme des mendiants qui n'ont pas les moyens d'organiser ni même parfois de participer aux rencontres de leur club. Mais quand on regarde tout ça sous l'angle de l'avenir du français ou de la culture, qui a le plus besoin de l'autre? »

Le Soleil (Québec, Canada), 23 octobre 2010, p. 27.

Jean Tardif, « La Francophonie à l'ère de la mondialisation »

«...Il serait illusoire de s'en remettre à la croissance démographique pour soutenir que l'avenir du français se joue en Afrique. Il dépend surtout de l'usage de cette langue dans les secteurs névralgiques, y compris en France où le français cède à l'anglais dans les affaires, dans l'enseignement supérieur et les publications scientifiques et même dans la diplomatie. Comment penser qu'en Afrique, en Europe ou ailleurs, on continuera à vouloir apprendre le français s'il faut passer à l'anglais quand viennent les choses sérieuses? Que voulons-nous faire ensemble pour relever les défis de la mondialisation culturelle? Cette question à plusieurs volets qui devrait servir de fil conducteur à tous les sommets sera-t-elle soulevée à Montreux? Il en est deux qui pourraient permettre à la Francophonie d'actualiser son projet politique de façon à la fois originale, pertinente et efficace. Que voulons-nous faire ensemble pour développer une aire d'échanges culturels privilégiés, fondée sur l'ouverture maîtrisée et l'échange équitable? Voilà un projet qui appelle des mesures favorisant la mobilité des personnes pour donner consistance à l'espace culturel francophone, le soutien à la création de qualité exprimant et valorisant la diversité des francophones, la prise en compte de la technologie numérique en matière culturelle. Si la francophonie économique a un sens, c'est d'abord en stimulant le développement d'industries culturelles transnationales performantes et d'un marché culturel actuellement marginal.»

Le Devoir (Québec, Canada), 21 octobre 2010, p. A7.

Gouvernance et gouvernement [ 22 octobre 2010 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Suisse
ÉlevéDoris Leuthard

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

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2003
[Résultats] Élections législatives

octobre
2007
[Résultats] Élections législatives

octobre
2010
Ouverture du treizième Sommet de la Francophonie

octobre
2011
[Résultats] Élections législatives

juillet
2012
Confirmation de l’existence du boson de Higgs

octobre
2015
[Résultats] Élections législatives


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