Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

14 août 2018

Pays | Statistiques | Années | Événements | Analyses | Biographies | Vidéos | Documents | Glossaire | Notes | Valeurs | Jeux | Recherche

3 juin 1992

Ouverture du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro

Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Rio

Des représentants de 175 pays et de nombreuses Organisations non gouvernementales (ONG) participent à la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement (CNUED) qui se déroule à Rio de Janeiro.

Vingt ans après la conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm, en 1972, le Sommet de Rio fait le point sur l'évolution de la situation environnementale et identifie des politiques de développement durable susceptibles d'être appliquées à l'échelle mondiale. 114 chefs de gouvernement et d'État y prennent part. Dans l'introduction de la Charte de la Terre, on souligne que la dégradation alarmante de l'environnement «est incompatible avec la mise en place d'un développement durable auquel l'humanité tout entière a fondamentalement droit». Plusieurs thèmes -la pollution, la paix, la pauvreté, etc.- sont abordés au cours de ce sommet de 12 jours qui est marqué par la publication de cinq textes importants : la Charte de la Terre, le programme Action 21 (pour le XXIe siècle), la Déclaration de principes sur la gestion des forêts, la Convention sur la diversité biologique et la Convention de Rio sur les changements climatiques. Des commissions sont également mises sur pied. Cet effort de conscientisation internationale suscite des espoirs, même si les coûts associés à certaines mesures risquent d'en entraver l'application. (Voir : Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement)

Pour en savoir plus: Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement

Dans les médias...


Cédric Philibert, «La Terre en son sommet»

«...Cependant, malgré ou à cause de ses imperfections et de son flou, le concept de développement durable peut jouer -joue déjà- un rôle de réorganisation et de fédération des représentations du monde d'une majorité d'acteurs. À ce titre, il peut permettre d'éviter ou d'atténuer les attitudes de «méconnaissance active, du refus de voir ou d'entendre et de la dénégation» qui, s'appuyant sur les controverses et incertitudes du domaine de l'environnement, nous permettent d'ordinaire de ne pas remettre en question nos croyances, nos habitudes et nos espoirs. Plus encore, en devenant une composante essentielle de l'identité humaine et du lien social, le développement durable rend immorale toute activité humaine qui s'oppose à lui. Pour faire de ces questions (et de quelques autres, jusqu'alors taboues à l'ONU, comme la démographie) l'objet d'un débat mondial, la conférence de Rio peut n'être ni un point final ni même un point d'orgue, mais un point de départ. À condition quand même qu'elle ne s'enlise pas d'emblée dans le ressentiment et le règlement de comptes.»

Esprit (France), juin 1992, pp. 140-141.

Gilbert Wasserman, «Les risques d'un colonialisme écologique»

«...Le Sommet de la planète Terre. Bien plus qu'une simple conférence internationale, les assises de Rio, dont le principe avait été décidé en décembre 1989 par l'Assemblée générale des Nations unies, s'étaient vu initialement fixer pour but de définir la politique écologique mondiale pour la prochaine décennie. Au moment où les travaux s'ouvrent en présence de centaines de délégués des États et de milliers d'experts, c'est surtout la crainte qui domine. La crainte du constat d'un blocage et d'une impuissance planétaire à s'engager sur la voie de solutions réelles aux immenses problèmes posés; la crainte d'une conférence qui ne soit que la photo en négatif de l'état du monde, de ses rapports de force et du fossé qui se creuse entre le Nord et le Sud (...) L'écologie, on le voit, est passée de la science à la politique, non pas au sein restrictif des intérêts électoraux de telle ou telle formation s'affirmant écologiste mais au sens du devenir même de l'humanité. Or c'est bien là que les problèmes commencent et qu'une conférence comme celle de Rio ne peut plus être le lieu d'un consensus sur de beaux discours et des idées généreuses, mais celui d'un combat acharné des uns et des autres en fonction de leurs intérêts.»

Le Nouvel Afrique Asie (France), juin 1992, p. 38.

François Monier, avec Dominique Martin-Ferrari, «Rio après le spectacle»

«...Quant à François Mitterrand, il s'est rarement montré aussi lyrique, évoquant la Terre comme un tout fragile dont tous les êtres sont solidaires. Rappelant au Sud que l'écologie n'est pas un luxe de nantis et au Nord qu'elle n'existe pas sans aide. Il a demandé à l'ONU la tenue rapide d'une conférence bilan. C'est là qu'on mesurera réellement l'effet de Rio. Au montant des remises de dettes du tiers-monde. Aux nouvelles orientations du commerce international. À l'énergie avec laquelle se réformeront les institutions des Nations unies. À la capacité des associations non gouvernementales à s'unir, jusqu'à former l'équivalent, pour l'écologie, du Bureau international du travail pour le social. Brice Lalonde, l'ancien ministre français de l'Environnement, venu à Rio en connaisseur, concluait : «Il fallait cet immense forum pour faire avancer les idées utopiques d'il y a vingt ans. Les vieilles structures de l'après-guerre ont fait leur temps. On ne reviendra pas en arrière.»

L'Express (France), 26 juin 1992, p. 27.

Éditorial

«...For President Bush and the United States, the U.N.'s environmental conference in Rio de Janeiro is turning into a huge fiasco. The Americans have got themselves entirely isolated and are now publicly browbeating small countries such as Austria and Switzerland for supporting positions that embarrass the United States. It's hardly a display of deft diplomacy. But it's not central to this gigantic meeting, either. The Rio conference is important because it marks the point at which just about all of the world's governments have acknowledged, at least in principle, that they can deal with their deepest environmental concerns only by working together across borders. That means sending resources -money as well as technology- from the rich countries to the poor ones in exchange for more effective conservation and pollution control. The terms of that exchange are far from clear, even in the treaties now before the Rio conference. They raise issues that are much more difficult, and more interesting, than the bickering over American tactics might suggest.»

The Washington Post (États-Unis), 10 juin 1992.

Gouvernance et gouvernement [ 3 juin 1992 ]

PaysNiveau de démocratieChef de l'ÉtatChef du gouvernement

Brésil
IntermédiaireFernando Affonso Collor de Mello

Les informations précédentes renvoient précisement à la date de l'événement. Le niveau de démocratie est établi à partir des travaux de l'équipe de Polity IV. L'indice renvoie à la démocratie institutionnelle. Les noms des gouvernants sont établis à partir de nos bases de données les plus récentes. Là où on ne trouve aucun nom pour chef du gouvernement, il faut conclure que le chef de l'État est aussi, et sans intermédiaire, le chef du gouvernement, ce qui est le cas des systèmes présidentiels classiques (les États-Unis par exemple).

Évolution des composantes du système politique

ProfilGouvernantsDémocratiePartis politiques

Obtenez des informations supplémentaires sur le profil général des pays, les gouvernants, le niveau de démocratie et les différents partis politiques ayant oeuvré sur la scène nationale depuis 1945.
 

Chronologie 1987 - 1997



novembre
1989
[Résultats] Élection présidentielle

octobre
1990
[Résultats] Élections législatives

mars
1991
Signature du traité menant à la création du Mercosur

juin
1992
Ouverture du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro

octobre
1992
Émeute dans la prison Carandriu de Sao Paulo, au Brésil

décembre
1992
Démission du président brésilien Fernando Collor

octobre
1994
[Résultats] Élection présidentielle

octobre
1994
[Résultats] Élections législatives


Dans l'actualité


avril
2018
Inculpation de Luiz Inacio Lula da Silva : la déchéance d'un héros brésilien

septembre
2017
Mobilisation citoyenne au Brésil : la tête de Temer en jeu

avril
2017
Petrobras : toxique pour l'État brésilien?

novembre
2016
La situation amazonienne: un éternel débat entre environnement et économie

octobre
2016
Le Brésil au bord de la crise

septembre
2016
Des jeux Olympiques inoubliables et une facture salée

février
2016
JO Rio2016 : des Jeux olympiques à rabais

novembre
2014
Élections au Brésil : Dilma Rousseff réélue, mais il lui reste à faire ses preuves

septembre
2014
Présidentielle brésilienne 2014: une lutte plus serrée que jamais

septembre
2014
Les Brésiliens s'opposent à contrecoeur à la Coupe du monde de soccer 2014


Liens internes

Les objectifs de Perspective monde
Son équipe au fil des ans
Les sources et les mises à jour
Récupérer des éléments de Perspective monde

Pour en savoir plus

Pour nous écrire un commentaire
Pour visionner la vidéo d'introduction
Bilan du siècle, sur le Québec contemporain
Dimension, sur le langage statistique R

Liens externes

Observatoire des politiques publiques
Observatoire des Amériques
Politique appliquée.tv
Cahiers de recherche

Directeur: Jean-Herman Guay, Ph.D. Tous droits réservés © Perspective monde Version 6.7.2016