Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

19 novembre 2017

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Japon, dirigeants politiques


   Début:    Fin:



Chefs d'État


Nom

Début

Fin

Formation politique

*  ** ***

Hirohito (Michi-no-miya)

1926 

(25 décembre)

1989 

(7 janvier)

Akihito (Tsugu-no-miya)

1989 

(7 janvier)

 


* Niveaux de démocratie, ** Types d'accession au poste, *** Orientations idéologiques des partis


Chefs du gouvernement


Nom

Début

Fin

Formation politique

*  ** ***

Kantaro Suzuki

1945

(7 avril)

1945

(13 juin)

Association de soutien à l'autorité impériale

Kantaro Suzuki

1945

(13 juin)

1945

(17 août)

Indépendant

Naruhiko Higashikuni

1945

(17 août)

1945

(9 octobre)

Famille impériale

Kijuro Shidehara

1945

(9 octobre)

1946

(22 mai)

Parti progressiste japonais

Shigeru Yoshida

1946

(22 mai)

1947

(24 mai)

Parti libéral

Tetsu Katayama

1947

(24 mai)

1948

(10 mars)

Parti socialiste japonais

Hitoshi Ashida

1948

(10 mars)

1948

(15 octobre)

Parti démocrate du Japon ( - 1955)

Shigeru Yoshida

1948

(15 octobre)

1950

( mars)

Parti libéral démocrate

Shigeru Yoshida

1950

( mars)

1954

(10 décembre)

Parti libéral

Ichiro Hatoyama

1954

(10 décembre)

1956

(23 décembre)

Parti libéral démocrate

Tanzan Ishibashi

1956

(23 décembre)

1957

(23 février)

Parti libéral démocrate

Nobusuke Kishi

1957

(23 février)

1960

(19 juillet)

Parti libéral démocrate

Hayato Ikeda

1960

(19 juillet)

1964

(9 novembre)

Parti libéral démocrate

Eisaku Sato

1964

(9 novembre)

1972

(7 juillet)

Parti libéral démocrate

Kakuei Tanaka

1972

(7 juillet)

1974

(9 décembre)

Parti libéral démocrate

Takeo Miki

1974

(9 décembre)

1976

(24 décembre)

Parti libéral démocrate

Takeo Fukuda

1976

(24 décembre)

1978

(7 décembre)

Parti libéral démocrate

Masayoshi Ohira

1978

(7 décembre)

1980

(12 juin)

Parti libéral démocrate

Masayoshi Ito

1980

(12 juin)

1980

(17 juillet)

Parti libéral démocrate

Zenko Suzuki

1980

(17 juillet)

1982

(27 novembre)

Parti libéral démocrate

Yasuhiro Nakasone

1982

(27 novembre)

1987

(6 novembre)

Parti libéral démocrate

Noboru Takeshita

1987

(6 novembre)

1989

(3 juin)

Parti libéral démocrate

Sosuke Uno

1989

(3 juin)

1989

(9 août)

Parti libéral démocrate

Toshiki Kaifu

1989

(9 août)

1991

(5 novembre)

Parti libéral démocrate

Kiichi Miyazawa

1991

(5 novembre)

1993

(9 août)

Parti libéral démocrate

Morihiro Hosokawa

1993

(9 août)

1994

(28 avril)

Nouveau Parti du Japon

Tsutomu Hata

1994

(28 avril)

1994

(30 juin)

Parti de la renaissance

Tomiichi Murayama

1994

(30 juin)

1996

(11 janvier)

Parti social démocrate

Ryutaro Hashimoto

1996

(11 janvier)

1998

(30 juillet)

Parti libéral démocrate

Keizo Obuchi

1998

(30 juillet)

2000

(5 avril)

Parti libéral démocrate

Aoki Mikio

2000

(5 avril)

2000

(5 avril)

Parti libéral démocrate

Yoshiro Mori

2000

(5 avril)

2001

(26 avril)

Parti libéral démocrate

Junichiro Koizumi

2001

(26 avril)

2006

(26 septembre)

Parti libéral démocrate

Shinzo Abe

2006

(26 septembre)

2007

(26 septembre)

Parti libéral démocrate

Yasuo Fukuda

2007

(26 septembre)

2008

(24 septembre)

Parti libéral démocrate

Taro Aso

2008

(24 septembre)

2009

(16 septembre)

Parti libéral démocrate

Yukio Hatoyama

2009

(16 septembre)

2010

(8 juin)

Parti démocratique du Japon

Naoto Kan

2010

(8 juin)

2011

(2 septembre)

Parti démocratique du Japon

Yoshihiko Noda

2011

(2 septembre)

2012

(26 décembre)

Parti démocratique du Japon

Shinzo Abe

2012

(26 décembre)

Parti libéral démocrate

* Niveaux de démocratie, ** Types d'accession au poste, *** Orientations idéologiques des partis

Précisions sur les différents classements


Le niveau de démocratie est défini à partir des travaux de Monty G. Marshall et Keith Jaggers (Version 2015, Polity IV Dataset, p4v2015) du Center for International Development and Conflict Management, University of Maryland.

Les types d'accession au pouvoir et les orientations idéologiques des partis peuvent évidemment être sujets à controverses et désaccords. Pour beaucoup de pays, cette zone reste en construction. Pour en savoir plus sur les différents critères utilisés, consulter la page suivante: Sources et précisions.

Attention: pour plusieurs raisons, les combinaisons du régime et du type d'accession sont parfois paradoxales, du moins à première vue. Par exemple, l'existence d'un parlement ne présume pas de l'existence d'une démocratie; les députés peuvent être choisis par un processus restreint, contraire au suffrage universel. Inversement, une monarchie constitutionnelle ou symbolique peut se conjuguer fort bien avec une démocratie élevée. Un régime militaire peut aussi procéder à des élections, même si celles-ci sont peu ou pas démocratiques. Pour y voir plus clair, il convient de se référer aux quatre éléments du niveau de démocratie.

Description des principales fonctions politiques


Gouvernance: La Constitution Meiji établit le Japon moderne en 1889. Mais la gouvernance du Japon est fortement marquée par la Constitution de novembre 1946 qui est imposée par les vainqueurs de la guerre. Le Japon devient une monarchie constitutionnelle dotée d'un système parlementaire bicaméral où le vote se fait au suffrage universel direct. Il y a une pluralité de partis qui assurent la représentation démocratique. La souveraineté du pays, qui appartenait à l'Empereur, est entre les mains du peuple depuis la Constitution de 1946. Pour l'amender, il faut un vote des deux tiers de chacune des deux chambres, qui sera suivi par un référendum populaire spécial. Le Japon possède une Cour suprême et le domaine judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif. Au niveau du droit civil, le pays possède le Minpu (Code civil) de 1896, qui est adapté après la Deuxième Guerre mondiale. Il est fortement influencé par le droit civil français et allemand, influence qui se reflète notamment dans les relations juridiques entre les citoyens. Le Japon est généralement respectueux des droits de l'homme et de la liberté de presse.

Chef d'État: . Le chef d'État est l'Empereur. Il fait partie de la plus longue lignée monarchique héréditaire au monde. Le Japon est d'ailleurs le seul pays à avoir un empereur. Ses fonctions sont essentiellement protocolaires puisqu'il constitue, en quelque sorte, un symbole de l'État et de l'unité du peuple. En effet, techniquement il n'est pas le chef de l'État, mais il est considéré et traité comme tel, par exemple lors de certaines occasions diplomatiques. L'issue de la Deuxième Guerre mondiale change profondément son statut puisqu'elle met fin à ses prétentions divines. Une loi adoptée au début du XXIe siècle fait en sorte qu'une femme ne peut devenir impératrice du Japon.

Chef du Gouvernement: . Le chef de gouvernement est le premier ministre qui est nommé par l'Empereur sur les recommandations directes de la Diète (le Parlement). Il s'agit du chef du parti ou de la coalition qui a le plus de sièges. Le premier ministre est le détenteur réel du pouvoir, bien que la pratique politique japonaise fait en sorte qu'il doit négocier avec plusieurs d'acteurs pour obtenir des consensus, ce qui a pour effet de relativiser son pouvoir. Cette situation, jumelée au système de coalition, réduit également le rôle du Cabinet au profit des comités de partis. Le premier ministre, qui doit être un civil, doit faire partie de l'une des deux chambres de la Diète. Il nomme les ministres qui doivent être des civils et provenir en majorité de la Diète. Pour rester en poste, il lui faut conserver la confiance de la Chambre des représentants (chambre basse). Le chef du gouvernement doit notamment exercer un pouvoir de contrôle et de supervision sur la branche exécutive, présider les rencontres du Cabinet, nommer et démettre de leurs fonctions les ministres, permettre qu'une action légale soit prise contre un ministre et contresigner avec les ministres compétents les projets de lois et décrets. De plus, il est le commandant suprême des Forces japonaises d'auto défense.

Chambre basse: . Le Parlement japonais (la Diète) est composé d'une chambre haute appelée Chambre des conseillers (Sangiin) et d'une chambre basse appelée Chambre des représentants (Shugiin). Ce système est fortement inspiré par celui de Westminster. Instaurée sous la Constitution Meiji en 1889, la Chambre des représentants (Shugiin) fait partie de la Diète depuis 1946. Elle est composée d'une majorité de députés élus pour quatre ans au suffrage universel direct (scrutin uninominal à un tour) et d'une minorité de députés élus selon le mode proportionnel dans des régions prédéterminées. La répartition des sièges et les méthodes de vote sont sujettes à changements. Les candidats doivent avoir 25 ans. La Chambre des représentants est celle qui a le plus de pouvoirs : par un vote des deux tiers de ses membres, elle peut renverser un refus de la Chambre des conseillers d'entériner un projet de loi. Contrairement à la Chambre des conseillers, celle des représentants peut être dissoute par le premier ministre.

Chambre haute: . Le Parlement japonais (la Diète) est composée d'une chambre haute appelée Chambre des conseillers (Sangiin) et d'une chambre basse appelée Chambre des représentants (Shugiin). Ce système est fortement inspiré par le système de Westminster. En 1946, la Chambre des conseillers a succédé à la Chambre des Pairs mise en place par la Constitution Meiji en 1889. Son fonctionnement est semblable à celui de la Chambre des Lords au Royaume-Uni. Elle ne peut être dissoute, car la moitié de ses membres sont élus à chaque élection. La majorité de ses membres sont élus à partir de districts, selon le mode du vote unique transférable, alors qu'une minorité est élue au mode proportionnel, selon une liste nationale de candidats. La répartition des sièges et les méthodes de vote sont sujettes à changements. La Chambre des conseillers a moins de pouvoirs que la Chambre des représentants. Par exemple, elle peut en théorie bloquer des projets de loi, mais la pratique fait en sorte que la Chambre des représentants peut renverser ce veto. Aussi, elle ne peut bloquer de projets de loi dans les domaines des traités et du budget ou interférer avec la nomination du premier ministre. Tout au plus, elle peut retarder le vote sur ces questions. La Chambre des conseillers a acquis plus de légitimité et de pouvoirs depuis l'introduction du vote proportionnel dans son mode de nomination.

Élections législatives


avril 1946
avril 1947
janvier 1949
octobre 1952
avril 1953
février 1955
mai 1958
novembre 1960
novembre 1963
janvier 1967
décembre 1969
décembre 1972
décembre 1976
octobre 1979
juin 1980
décembre 1983
juillet 1986
février 1990
juillet 1993
octobre 1996
juin 2000
novembre 2003
septembre 2005
août 2009
décembre 2012
décembre 2014

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