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Brève présentation des principaux partis - Belgique


Section en construction: les données pourraient ne pas être à jour.

N.B. : Les cotes décernées dans la section Political Parties de l'Encyclopédie Britannica (période 1964 à 1999) ont fortement inspiré le classement des positions idéologiques des principales formations politiques de chaque pays. Ont également été prises en considération les informations contenues dans les différentes éditions du Political Handbook of the World (Ed. Arthur Banks, Binghamton, CSA Publications) publiées dans la deuxième moitié du XXe siècle. Dans quelques cas nous avons fait des modifications notamment lorsque les partis opéraient un virage. Il ne fait pas de doute que ces appartenances sont parfois réductrices et dans certains cas pourraient être l'objet de longues controverses. Si vous avez des informations particulières à nous fournir sur un parti politique, n'hésitez pas à communiquer avec notre équipe.

Dans certains cas, les informations disponibles pour le classement des partis sont contradictoires ou douteuses. Il existe enfin un multitude de situations où l'orientation dépend du moment ou du leader en place. Malgré ces considérations nous avons tenté d'établir un orientation globale pour presque la moitié des formations politiques ayant, depuis 1945, oeuvrés dans une quarantaine de pays.

Parti populaire chrétien [Centre]

Le Parti populaire chrétien est fondé en 1945 comme le pendant flamand du parti francophone Parti social chrétien. Ces deux formations sont unies sous la même structure jusqu'au milieu des années 1960. Elles adoptent alors des structures indépendantes. De sa création à 1999, le Parti populaire chrétien fait partie des divers gouvernements belges. Il subit une importante chute de popularité auprès de l'électorat au tournant du siècle et prend, en 2001, le nom de Chrétiens démocrates et flamands.

Parti classé dans la catégorie «centre». Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Gaston Eyskens, Léo Tindemans, Paul Vanden Boeynants, Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1946, 1977, 1978, 1981, 1985, 1987, 1991, 1995, 1999. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Parti socialiste belge [Gauche]

Descendant du Parti ouvrier belge, qui a existé de 1885 à 1940, le Parti socialiste belge (PSB), qui voit le jour en 1945, joue un rôle de premier plan dans la vie politique nationale. En 1978, des différends sur les questions liguistiques entraînent une division du PSB en deux : une aile francophone et une aile flamande (Alternative sociale progressive).

Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Achille Van Acker, Camille Huysmans, Edmond Jules Leburton. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1946, 1949, 1950, 1954, 1958, 1961, 1965, 1968, 1971, 1974, 1977. Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent un interventionnisme étatique marquée (impôts plus progressifs, programmes sociaux élargis, réglementation plus sévère) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses, de réduire les inégalités sociales et de réguler l'activité économique privée.
Parti communiste belge [Gauche]

Le Parti communiste belge (PCB) est fondé au début du XXe siècle. Très populaire après la Deuxième Guerre mondiale, il connaît par la suite une forte baisse de popularité au cours des années 1950-1960. Pour la première fois depuis 1950, le PCB n'obtient pas de sièges lors des élections du 18 août 1985. En 1989, il se scinde en deux partis, soit le Parti communiste de Wallonie et le Parti communiste de Flandre.

Parti classé dans la catégorie «communiste». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1946, 1949, 1954, 1958, 1961, 1965, 1968, 1971, 1974, 1977, 1978, 1981. Les formations communistes s'opposent habituellement à l'économie de marché et, de manière plus générale, au système capitaliste. Elles ont initialement proposé le renversement du capitalisme par la révolution et l'établissement d'une dictature du prolétariat. A partir de la fin des années cinquante, les communistes ont opté pour la voie réformiste et électorale afin de parvenir au socialisme et au communisme. Une fois au pouvoir, la plupart de ces formations ont procédé à des transformations de la vie économique et politique, notamment l'étatisation de la propriété privée et la supression des processus caractéristiques de la démocratie représentative.
Libéraux [Centre]

Les origines des Libéraux remontent à l'indépendance de la Belgique, en 1830. Ils étaient alors regroupés au sein du Parti libéral. Celui-ci n'est officiellement constitué en parti politique qu'en 1946. Jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, le parti participe à plusieurs coalitions et alterne entre le pouvoir et l'opposition. Il change de nom en 1961 pour celui de Parti pour la liberté et le progrès qui se scinde en deux partis en 1972, soit l'aile francophone, le Parti réformateur libéral wallon, et une aile néerlandophone, le Parti des libéraux et des démocrates flamands.

Parti classé dans la catégorie «centre». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1946, 1950, 1954, 1958, 1961. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Parti populaire chrétien/Parti social chrétien [Centre]

Le Parti populaire chrétien/Parti social chrétien (PPC/PSC)est fondé en 1945 comme un parti politique unitaire ayant deux branches régionales en Wallonie et en Flandre. La crise de l'Université de Louvain, en 1968, accentue le mouvement de division au sein du parti, ce qui entraîne la scission de 1972. Les deux ailes du PPC/PSC se divisent alors pour devenir autonomes.

Parti classé dans la catégorie «centre». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1949, 1950, 1954, 1958, 1961, 1965, 1968, 1971, 1974. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Union populaire (Volksunie) [Droite]

Le parti Union populaire (Volksunie), qui voit le jour en 1954, est le successeur de l'Union chrétienne flamande populaire. Il connaît une première scission en 1971 lorsqu'un groupe le quitte pour former le Parti national flamand. Une deuxième scission survient en 1977 lorsqu'un autre groupe quitte pour former le Parti populaire flamand, qui lui fusionne avec le Parti national flamand, en 1978, pour former le Bloc flamand (Vlaams Blok). En 2001, l'Union populaire implose : certains de ses membres vont vers d'autres formations politiques, mais la majorité se joignent à la Nouvelle alliance flamande et au parti Spirit.

Parti classé dans la catégorie «droite». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1958, 1961, 1965, 1968, 1971, 1974, 1977, 1978, 1981, 1985, 1987, 1991, 1995. Les formations de droite défendent généralement une économie de marché forte et des valeurs traditionnelles. Elles favorisent un État peu actif dans l'économie et prônent le «laissez-faire». Pour ces formations, le rôle de l'État doit être axé essentiellement sur la sécurité et la défense.
Parti pour la liberté et le progrès [Droite]

Les origines du Parti pour la liberté et le progrès remontent à l'indépendance de la Belgique, en 1830. Il s'appelait alors le Parti libéral. Il n'est officiellement constitué en parti politique qu'en 1846. Jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale le parti, qui alterne entre le pouvoir et l'opposition, participe régulièrement à des coalitions. Il change de nom en 1961 pour celui de Parti de la liberté et du progrès, avant de se scinder en deux partis en 1972, soit une aile francophone, le Parti réformateur libéral wallon, et une aile néerlandophone, le Parti des libéraux et des démocrates flamands.

Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1965, 1968, 1971, 1974, 1977, 1978, 1981, 1985, 1987, 1991.
Parti réformateur libéral wallon [Droite]

Le Parti réformateur libéral wallon est fondé en 1972 lors de la scission du Parti pour la liberté et le progrès en deux factions, l'une flamande, le Parti des libéraux et des démocrates flamands, et l'autre wallonne, le Parti réformateur libéral wallon. En 1979, le Parti réformateur libéral wallon fusionne avec un parti francophone de Bruxelles pour former le Parti réformateur libéral.

Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1977, 1978, 1981, 1985, 1987, 1991.
Parti social chrétien [Centre]

Le Parti social chrétien est fondé en 1972 à la suite d'une scission au sein du Parti populaire chrétien/Parti social chrétien. Il fait partie de la plupart des gouvernements belges à partir de sa fondation, mais ses appuis déclinent au milieu des années 1990 à la suite de controverses majeures (affaire Dutroux, scandale de la dioxine). En 2001, le parti adopte une nouvelle charte et change son nom pour celui de Centre démocrate humaniste.

Parti classé dans la catégorie «centre». Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Hubert Pierlot, Gaston Eyskens, Louis Marie Joseph Pholien, Jean Marie Van Houtte, Théodore Lefèvre, Pierre Charles Harmel, Paul Vanden Boeynants. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1977, 1978, 1981, 1985, 1987, 1991, 1995, 1999. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Parti socialiste belge (Flandres) [Gauche]

Descendant du Parti ouvrier belge, qui a existé de 1885 à 1940, le Parti socialiste belge (PSB), qui voit le jour en 1945, joue un rôle de premier plan dans la vie politique nationale. En 1978, des différends sur les questions liguistiques entraînent une division du PSB en deux : une aile francophone et une aile flamande (Alternative sociale progressive). Le Parti socialiste belge (Flandre) demeure actif sur la scène politique belge au début du XXIe siècle.

Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1978, 1981, 1985, 1987, 1991, 1995, 1999. Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent un interventionnisme étatique marquée (impôts plus progressifs, programmes sociaux élargis, réglementation plus sévère) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses, de réduire les inégalités sociales et de réguler l'activité économique privée.
Bloc Flamand (Vlaams Blok) [Droite]

Le Bloc flamand (Vlaams Blok) est fondé en 1978 à la suite de la fusion de deux anciennes factions de l'Union populaire, soit le Parti populaire flamand et le Parti national flamand. Il s'agit d'un parti nationaliste aux positions très conservatrices. En novembre 2004, Le Bloc flamand change de nom pour celui de Vlaams Belang afin d'éviter des mesures judiciaires qui aurait pu entraîner sa dissolution.

Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1978, 1981, 1985, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003.
Ecologistes confédérés pour l'organisation de luttes originales [Gauche]

Le parti Écologistes confédérés pour l'organisation de luttes originales est fondé en 1980 par des environnementalistes wallons. Tout au long de son histoire, cette formation conclut des ententes et forme des coalitions avec le parti écologiste de Flandre, Flamands vivre autrement. Après son plus grand succès électoral en 1999, le parti connaît une baisse d'appuis dans l'électorat. Le parti Écologistes confédérés pour l'organisation de luttes originales demeure néanmoins actif sur la scène politique belge au début du XXIe siècle.

Parti classé dans la catégorie «gauche». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1981, 1985, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003, 2007. Les formations de gauche considèrent généralement que l'État doit être «fort»; sans pour autant remettre en question la démocratie représentative. Ces formations visent l'établissement d'une économie qui combine à la fois économie de marché et économie planifiée. Elles proposent souvent une augmentation des dépenses et une réglementation du marché.
Parti socialiste belge de Wallonie [Gauche]



Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1981, 1985, 1987, 1991, 1995, 1999. Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent un interventionnisme étatique marquée (impôts plus progressifs, programmes sociaux élargis, réglementation plus sévère) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses, de réduire les inégalités sociales et de réguler l'activité économique privée.
Front francophone / Parti réformateur libéral wallon [Droite]

En 1992, deux partis, le Front francophone et le Parti réformateur wallon, se fédèrent pour former un groupe politique ayant pour but la défense des droits des francophones. En 2002, le Front francophone et le Parti réformateur wallon se fédèrent avec le Mouvement des citoyens pour le changement et le Parti libéral germanophone pour former le Mouvement réformateur.

Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1995, 1999.
Parti des libéraux et des démocrates flamands [Droite]

Les racines du Parti des libéraux et des démocrates flamands remontent aux origines de l'indépendance de la Belgique, en 1830, alors qu'existait le Parti libéral. Ce n'est qu'en 1846 que celui-ci est officiellement constitué en parti politique. Jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, le parti, qui fait partie de diverses coalitions, alterne entre le pouvoir et l'opposition. Le Parti des libéraux et des démocrates flamands change de nom en 1961 pour celui de Parti pour la liberté et le progrès. Cette formation se scinde en deux en 1972, soit une aile francophone, le Parti réformateur libéral wallon, et une aile néerlandophone, le Parti des libéraux et des démocrates flamands. En 1979, le Parti réformateur libéral wallon fusionne avec un parti francophone de Bruxelles pour former le Parti réformateur libéral.

Un nom marque l'histoire récente de ce parti: Guy Verhofstadt. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1995, 1999, 2003.
Parti socialiste (différent)\Spirit [Gauche]



Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 2003, 2007. Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent un interventionnisme étatique marquée (impôts plus progressifs, programmes sociaux élargis, réglementation plus sévère) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses, de réduire les inégalités sociales et de réguler l'activité économique privée.
Parti socialiste [Gauche]



Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Un nom marque l'histoire récente de ce parti: Elio Di Rupo. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 2003, 2007, 2010. Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent un interventionnisme étatique marquée (impôts plus progressifs, programmes sociaux élargis, réglementation plus sévère) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses, de réduire les inégalités sociales et de réguler l'activité économique privée.
Centre démocrate humaniste [Centre]



Parti classé dans la catégorie «centre». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 2003, 2007, 2010. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.

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