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Brève présentation des principaux partis - Suisse


Section en construction: les données pourraient ne pas être à jour.

N.B. : Les cotes décernées dans la section Political Parties de l'Encyclopédie Britannica (période 1964 à 1999) ont fortement inspiré le classement des positions idéologiques des principales formations politiques de chaque pays. Ont également été prises en considération les informations contenues dans les différentes éditions du Political Handbook of the World (Ed. Arthur Banks, Binghamton, CSA Publications) publiées dans la deuxième moitié du XXe siècle. Dans quelques cas nous avons fait des modifications notamment lorsque les partis opéraient un virage. Il ne fait pas de doute que ces appartenances sont parfois réductrices et dans certains cas pourraient être l'objet de longues controverses. Si vous avez des informations particulières à nous fournir sur un parti politique, n'hésitez pas à communiquer avec notre équipe.

Dans certains cas, les informations disponibles pour le classement des partis sont contradictoires ou douteuses. Il existe enfin un multitude de situations où l'orientation dépend du moment ou du leader en place. Malgré ces considérations nous avons tenté d'établir un orientation globale pour presque la moitié des formations politiques ayant, depuis 1945, oeuvrés dans une quarantaine de pays.

Parti démocrate chrétien suisse [Centre]

Le Parti démocrate chrétien suisse est fondé en 1848. Il porte d'abord le nom de Parti catholique conservateur, puis celui de Parti conservateur qu'il conserve de 1912 à 1957. Il devient alors le Parti conservateur chrétien social, avant d'adopter le nom de Parti démocrate chrétien en 1970 (aussi appelé Parti démocrate chrétien suisse). Cette formation demeure active sur la scène politique suisse au début du XXIe siècle.

Parti classé dans la catégorie «centre». Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Philipp Etter, Enrico Celio, Thomas Emil Leo Holenstein, Ludwig von Moos, Roger Bonvin, Kurt Furgler, Hans Hürlimann, Alphons Egli, Arnold Koller, Flavio Cotti, Joseph Deiss. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1947, 1951, 1955, 1959, 1963, 1967, 1971, 1975, 1979, 1983, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Parti socialiste suisse [Gauche]

Le Parti socialiste suisse, une des plus vieilles formations politiques du pays, voit le jour le 21 octobre 1888. Membre de l'Internationale socialiste, il est un des quatre partis membres du Conseil fédéral. Il y compte deux membres depuis l'adoption de la formule de 1959. Le Parti socialiste suisse demeure actif sur la scène politique au début du XXIe siècle.

Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Ernst Nobs, Hans-Peter Tschudi, Willy Spühler, Pierre Graber, Willi Ritschard, Pierre Aubert, Otto Stich, René Felber, Ruth Dreifuss, Moritz Leuenberger. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1947, 1951, 1955, 1959, 1963, 1967, 1971, 1975, 1979, 1983, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003. Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent l'intervention étatique (impôts, programmes sociaux, réglementation) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses et de réduire les inégalités sociales.
Parti radical démocratique suisse [Droite]

Le Parti radical démocratique suisse est fondé avec la création de la Suisse en 1848. Elle est l'unique formation au pouvoir de 1848 à 1891. Défenseur des idées libérales, le Parti radical démocratique suisse demeure actif sur la scène politique au début du XXIe siècle.

Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Karl Kobelt, Max-Édouard Petitpierre, Rodolphe Rubattel, Hans Streuli, Paul Chaudet, Hans Schaffner, Nello Celio, Ernst Brugger, Georges-André Chevallaz, Fritz Honegger, Jean-Pascal Delamuraz, Kaspar Villiger, Pascal Couchepin. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1947, 1951, 1955, 1959, 1963, 1967, 1971, 1975, 1979, 1983, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003.
Alliance des Indépendants [Centre]

L'Alliance des indépendants est fondée dans les années 1930. Le parti défend le capitalisme économique tout en accordant une priorité à l'amélioration des conditions sociales. Les faibles résultats électoraux de l'Alliance des indépendants entraînent sa dissolution au tournant du XXe siècle.

Parti classé dans la catégorie «centre». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1947, 1951, 1955, 1959, 1963, 1967, 1971, 1975, 1979, 1983, 1987, 1991, 1995, 1999. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Parti des paysans, artisans et indépendants [Centre]

Le Parti des paysans, artisans et indépendants est fondé en 1917 sous le nom de Parti des paysans. Il prend son nom en 1937, alors qu'il devient un parti national. En 1971, le Parti des paysans, artisans et indépendants fusionne avec les Partis démocratiques des Grisons et de Glaris afin de former une nouvelle formation : l'Union démocratique du centre.

Parti classé dans la catégorie «centre». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1947, 1951, 1955, 1959, 1963, 1967. Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Union démocratique du centre [Droite]

L'Union démocratique du centre est fondée en 1971. Elle naît de la fusion du Parti des paysans, artisans et bourgeois et de plusieurs autres partis mineurs. L'Union démocratique du centre demeure active sur la scène politique suisse au début du XXIe siècle.

Parti classé dans la catégorie «droite». Quelques noms marquent l'histoire récente de ce parti: Adolf Eduard von Steiger, Markus Feldmann, Friedrich Traugott Wahlen, Rudolf Gnägi, Leon Schlumpf, Adolf Ogi, Samuel Schmid. Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1971, 1975, 1979, 1983, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003. Les formations de droite défendent généralement une économie de marché forte et des valeurs traditionnelles. Elles favorisent un État peu actif dans l'économie et prônent le «laissez-faire». Pour ces formations, le rôle de l'État doit être axé essentiellement sur la sécurité et la défense.
Parti Vert (écologistes) [Gauche]

Le Parti Vert est fondé en 1983 à la suite de la fusion de plusieurs partis verts cantonnaux. C'est un parti écologiste militant pour le respect de l'environnement. Les Verts demeurent actifs sur la scène politique suisse au début du XXIe siècle.

Parti classé dans la catégorie «gauche». Lors des élections à la chambre basse, ce parti a obtenu des sièges en: 1983, 1987, 1991, 1995, 1999, 2003. Les formations de gauche considèrent généralement que l'État doit être «fort»; sans pour autant remettre en question la démocratie représentative. Ces formations visent l'établissement d'une économie qui combine à la fois économie de marché et économie planifiée. Elles proposent souvent une augmentation des dépenses et une réglementation du marché.

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