Université de Sherbrooke Lettres et sciences humaines École de politique appliquée

20 janvier 2019

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Brève présentation des principaux partis - Grèce


Section en construction: les données pourraient ne pas être à jour.

N.B. : Les cotes décernées dans la section Political Parties de l'Encyclopédie Britannica (période 1964 à 1999) ont fortement inspiré le classement des positions idéologiques des principales formations politiques de chaque pays. Ont également été prises en considération les informations contenues dans les différentes éditions du Political Handbook of the World (Ed. Arthur Banks, Binghamton, CSA Publications) publiées dans la deuxième moitié du XXe siècle. Dans quelques cas nous avons fait des modifications notamment lorsque les partis opéraient un virage. Il ne fait pas de doute que ces appartenances sont parfois réductrices et dans certains cas pourraient être l'objet de longues controverses. Si vous avez des informations particulières à nous fournir sur un parti politique, n'hésitez pas à communiquer avec notre équipe.

Dans certains cas, les informations disponibles pour le classement des partis sont contradictoires ou douteuses. Il existe enfin un multitude de situations où l'orientation dépend du moment ou du leader en place. Malgré ces considérations nous avons tenté d'établir un orientation globale pour presque la moitié des formations politiques ayant, depuis 1945, oeuvrés dans une quarantaine de pays.

Parti libéral [Centre]

Le Parti libéral devient un parti national en 1910, sous le nom de Fileleftheron. Banni à partir de 1935, il adopte le nom de Parti libéral après la Deuxième Guerre mondiale. Il fusionne avec l'Union du centre et disparaît en 1961.

Une personnalité de ce parti a accédé aux fonctions gouvernementales depuis 1945: Themistoklis P. Sophoulis. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1946, 1950, 1951, 1958.

Parti classé dans la catégorie «centre». Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Parti populaire [Droite]

Le Parti populaire est fondé au mois d'octobre 1920. Il joue un rôle de premier plan sur la scène politique grecque, dirigeant le gouvernement à quelques reprises. Une baisse de popularité importante est suivie par la disparition du Parti populaire après les élections de 1958.

Une personnalité de ce parti a accédé aux fonctions gouvernementales depuis 1945: Konstantinos S. Tsaldaris. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1950, 1951.


Union du centre progressiste national [Centre]



Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1950, 1951, 1952.

Parti classé dans la catégorie «centre». Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Gauche démocratique unie [Gauche]

La Gauche démocratique unie est fondée en 1951. Banni sous la dictature des colonels entre 1967 et 1974, le parti reprend ses activités et participe aux élections de 1974. La Gauche démocratique unie cesse toutefois ses activités politiques après 1977.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1950, 1951, 1958, 1963, 1964.

Parti classé dans la catégorie «gauche». Les formations de gauche considèrent généralement que l'État doit être «fort»; sans pour autant remettre en question la démocratie représentative. Ces formations visent l'établissement d'une économie qui combine à la fois économie de marché et économie planifiée. Elles proposent souvent une augmentation des dépenses et une réglementation du marché.
Rassemblement grec [Droite]

Le Ralliement grec est fondé le 6 août 1951, sur le modèle du Rassemblement du peuple français de Charles de Gaulle. Il connaît beaucoup de succès sur le plan électoral avant que ses activités n'arrivent à terme en 1956 avec la mort de son fondateur, le général Alexandros Papagos.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1951, 1952.


Union radicale nationale [Droite]

L'Union radicale nationale est fondée en 1955 par Constantin Karamanlis. Elle occupe le pouvoir lorsque la dictature des colonels prend le contrôle du pays, en 1967. Déclaré illégal, le parti ne reprend pas ses activités au retour de la démocratie, en 1974.

Une personnalité de ce parti a accédé aux fonctions gouvernementales depuis 1945: Konstantinos G. Karamanlis. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1956, 1958, 1961, 1963, 1964.

Parti classé dans la catégorie «droite». Les formations de droite défendent généralement une économie de marché forte et des valeurs traditionnelles. Elles favorisent un État peu actif dans l'économie et prônent le «laissez-faire». Pour ces formations, le rôle de l'État doit être axé essentiellement sur la sécurité et la défense.
Union du centre [Centre]

Le Parti du centre est créé en 1961. Il obtient le pouvoir aux élections de 1963, mais est obligé de céder la majorité en 1965 à la suite d'une série de scandales politiques et militaires. La crise qui suit favorise l'avènement au pouvoir de la dictature des colonels de 1967 à 1974. Le Parti du centre, ou Union du centre, poursuit ses activités avec le retour à la démocratie. Il disparaît en 1977 et est remplacé par son successeur : l'Union du centre démocratique.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1961, 1963, 1964, 2015.

Parti classé dans la catégorie «centre». Les formations de centre tentent généralement d'échapper au clivage gauche/droite. Tout en souscrivant à l'économie de marché, les formations de centre considèrent l'État comme un «arbitre» et un «régulateur» de l'activité économique. Elles ne visent pas à détruire ou à réformer le capitalisme ou l'économie de marché, mais à limiter leurs excès possibles.
Nouvelle démocratie [Droite]

Le parti Nouvelle démocratie est fondé en 1974 dans la foulée de la chute de la dictature des colonels. Il connaît beaucoup de succès sur la scène électorale et demeure un acteur de premier plan sur l'échiquier politique grec au début du 21e siècle.

Plusieurs personnalités de ce parti ont accédé aux fonctions gouvernementales depuis 1945: Konstantinos G. Karamanlis, Konstantinos D. Tsatsos, Konstantinos (Kostis) Stephanopoulos, Prokópis Pavlópoulos, Georgios I. Rallis, Konstantinos K. Mitsotakis, Konstantinos A. (Kostas) Karamanlis, Antonis Samaras. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1974, 1977, 1981, 1985, 1989, 1989, 1990, 1993, 1996, 2000, 2004, 2007, 2009, 2012, 2012, 2015, 2015.


Mouvement socialiste panhellénique (Pasok) [Gauche]

Le Mouvement socialiste panhellénique est fondé au mois de septembre 1974, dans la foulée de la chute de la dictature des colonels. Son fondateur, Andreas Papandreou, est à la tête du parti de 1974 à 1995. Le Mouvement socialiste panhellénique, qui dirige le gouvernement à quelques reprises au cours des années 80 et 90, demeure actif sur la scène politique grecque au début du XXIe siècle.

Plusieurs personnalités de ce parti ont accédé aux fonctions gouvernementales depuis 1945: Ioannis N. Alevras, Karolos G. Papoulias, Andreas G. Papandreou, Akis Tsohatzopoulos, Kostantinos G. (Kostas) Simitis, Georgios A. Papandreou (jr). Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1974, 1977, 1981, 1985, 1989, 1989, 1990, 1993, 1996, 2000, 2004, 2007, 2009, 2012, 2012, 2015.

Parti classé dans la catégorie «social-démocrate». Les formations sociales-démocrates se situent généralement au centre gauche de l'échiquier politique. Le programme et le discours de ces formations visent habituellement à donner à l'État un rôle important dans la société et l'économie. Les partis sociaux-démocrates préconisent un interventionnisme étatique marquée (impôts plus progressifs, programmes sociaux élargis, réglementation plus sévère) afin d'assurer une redistribution plus équitable des richesses, de réduire les inégalités sociales et de réguler l'activité économique privée.
Parti communiste de Grèce [Gauche]

Le Parti communiste est fondé le 4 novembre 1918 sous le nom de Parti socialiste travailliste de Grèce. Il devient le Parti socialiste travailliste de Grèce-communiste en 1920, avant d'adopter son nom actuel au mois de novembre 1924. Le parti est banni sous la dictature des colonels de 1967 à 1974, puis légalisé avec le retour de la démocratie. Le Parti communiste demeure actif sur la scène politique au début du XXIe siècle.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1977, 1981, 1985, 1993, 1996, 2000, 2004, 2007, 2012, 2015, 2015.

Parti classé dans la catégorie «communiste». Les formations communistes s'opposent habituellement à l'économie de marché et, de manière plus générale, au système capitaliste. Elles ont initialement proposé le renversement du capitalisme par la révolution et l'établissement d'une dictature du prolétariat. A partir de la fin des années cinquante, les communistes ont opté pour la voie réformiste et électorale afin de parvenir au socialisme et au communisme. Une fois au pouvoir, la plupart de ces formations ont procédé à des transformations de la vie économique et politique, notamment l'étatisation de la propriété privée et la supression des processus caractéristiques de la démocratie représentative.
Parti communiste grec (intérieur) [Gauche]



Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1985, 2009, 2012.

Parti classé dans la catégorie «communiste». Les formations communistes s'opposent habituellement à l'économie de marché et, de manière plus générale, au système capitaliste. Elles ont initialement proposé le renversement du capitalisme par la révolution et l'établissement d'une dictature du prolétariat. A partir de la fin des années cinquante, les communistes ont opté pour la voie réformiste et électorale afin de parvenir au socialisme et au communisme. Une fois au pouvoir, la plupart de ces formations ont procédé à des transformations de la vie économique et politique, notamment l'étatisation de la propriété privée et la supression des processus caractéristiques de la démocratie représentative.
Coalition de la gauche et du progrès [Gauche]

Après avoir été une coalition électorale en 1989, la Coalition de la gauche et du progrès devient un parti politique en 1991. Il fait notamment partie de la Coalition de la gauche radicale qui est sur les rangs lors des élections législatives de 2004.

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 1989, 1989, 1990, 1996, 2000.

Parti classé dans la catégorie «gauche». Les formations de gauche considèrent généralement que l'État doit être «fort»; sans pour autant remettre en question la démocratie représentative. Ces formations visent l'établissement d'une économie qui combine à la fois économie de marché et économie planifiée. Elles proposent souvent une augmentation des dépenses et une réglementation du marché.
Coalition de la gauche radicale (Syriza) [Gauche]



Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 2004, 2007, 2009, 2012, 2012, 2015, 2015.


Les Grecs indépendants [Droite]



Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 2012, 2012, 2015, 2015.

Parti classé dans la catégorie «droite». Les formations de droite défendent généralement une économie de marché forte et des valeurs traditionnelles. Elles favorisent un État peu actif dans l'économie et prônent le «laissez-faire». Pour ces formations, le rôle de l'État doit être axé essentiellement sur la sécurité et la défense.
Gauche démocratique [Gauche]



Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ce parti a obtenu des sièges -lors des élections générales à la chambre basse- aux années suivantes: 2012, 2012.

Parti classé dans la catégorie «socialiste». Les formations socialistes considèrent généralement que l'État doit être «fort», mais elles ne remettent pas en question la démocratie représentative. Ces formations visent l'établissement d'une économie qui combine économie de marché et économie planifiée. Elles proposent souvent une augmentation des dépenses et une réglementation du marché.

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