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La Jordanie est un pays du Proche-Orient divisé en 12 mouhafaza (gouvernorats). On y parle l'arabe. La grande majorité de la population est de confession musulmane sunnite.
Évolution démographique depuis 1960
Pyramide des âges et projections par groupes d'âge jusqu'en 2030
Composantes du PIB (Produit intérieur brut)
Émissions de dioxyde de carbone - CO2 : 1990 - 2005
Accès à Googlemap sur la capitale et les principales villes du pays
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L'année 1946 marque la fin du mandat Britannique sur la Transjordanie qui devient indépendante. La Cisjordanie est annexée trois ans plus tard, après la guerre avec Israël, et le Royaume hachémite de Jordanie est proclamé. Il est dirigé par le roi Abdallah, jusqu'en 1951, puis par son petit-fils Hussein (1952-1999), qui domine la vie politique du pays jusqu'à la fin du siècle. La victoire israélienne, en 1967, entraîne la perte de la Cisjordanie et l'arrivée de milliers de réfugiés. Des tensions éclatent entre les dirigeants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), exilés en territoire jordanien, et le roi Hussein. En 1970, ce dernier procède à une intervention militaire - « septembre noir » - qui raffermit son autorité. Malgré des différends, la Jordanie reconnaît par la suite les prétentions des Palestiniens sur la Cisjordanie. Au cours des années 80, la détérioration de la situation économique provoque une montée de la contestation. Hussein y répond en adoptant des réformes démocratiques. C'est Abdallah, le fils de Hussein, qui lui succède en 1999.
Au plan de l'organisation des pouvoirs, il s'agit d'un État unitaire.
Le régime politique est parlementaire, c'est-à-dire que le gouvernement doit nécessairement avoir l'appui du parlement.
Le système électoral est du type vote unique nontransférable.
Le droit de vote pour les femmes a été reconnu en 1974.
Le système partisan est généralement associé au multipartisme.
Chronologie contemporaine des principaux événements politiques
Liste des dirigeants politiques depuis 1945
Indice de corruption (Transparency International)
Évolution du niveau de démocratie de 1800 à 2002
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Indice de démocratie en 2008 [/10](Index The Economist) Rang : 115 sur 165 pays
| Pluralisme du système électoral | 3,2 |
| Fonctionnement du gouvernement | 3,2 |
| Niveau de participation politique | 4,4 |
| Degré d'ouverture de la culture politique | 5,0 |
| Liberté civile | 3,8 |
| Indice global (moyenne) | 3,9 |
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| Malgré les conflits avec Israël et son refus d'adhérer au pacte de Bagdad, en 1955, la Jordanie pratique une politique extérieure modérée au Moyen-Orient. En 1958, elle réagit à la formation de la République arabe unie - Égypte et Syrie - en fondant l'éphémère Fédération arabe avec l'Irak. La cuisante défaite des Jordaniens aux mains des troupes israéliennes, en 1967, constitue un point tournant. D'une part, elle entraîne la perte de la Cisjordanie et de la partie est de Jérusalem. De l'autre, elle accentue les tensions avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont les leaders sont établis en territoire jordanien. Il en résulte une épreuve de force sanglante, en 1970, qui permet à Hussein de consolider son pouvoir. Malgré son opposition aux accords de camp David (1979) et son refus de participer à la guerre du golfe (1991), Hussein conserve de bons rapports avec le monde occidental. Il reconnaît la souveraineté des Palestiniens sur la Cisjordanie et signe la paix avec Israël avant de décéder, en 1999. |
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