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 Ashe, Arthur | 1943-1993




Alain Giraudo, « Tennis : la mort d’Arthur Ashe « Le premier Noir à...» », Le Monde (France), 9 février 1993, p. 16.

«...Dans un sport où l'afflux de l'argent développera un individualisme forcené, Arthur Ashe ne se contente pas de donner bonne conscience à l'establishment blanc qui est plus ou moins contraint de l'accepter. Avec discrétion, il lutte pour que le tennis s'ouvre aux Noirs à l'instar du basket-ball ou du football américain. Pour soutenir cette démarche, il écrit un livre en trois volumes intitulé Un dur chemin pour la gloire : l'histoire des athlètes américains d'origine africaine. Il se fait " le missionnaire de la cause black ", comme dira Yannick Noah, le seul autre champion de tennis noir " inventé " par Arthur Ashe au hasard d'une tournée de promotion au Cameroun en 1971 et recommandé au président de la Fédération française de tennis, Philippe Chatrier. [...] À l'annonce de sa mort, les témoignages émus n'ont cessé d'affluer. " De la véritable sportivité incarnée sur les courts ségrégationnistes de Richmond à sa victoire à Wimbledon, Arthur a affiché grâce, force et courage à chaque étape de sa vie ", a déclaré le président Bill Clinton dans un communiqué où il a estimé que l'Amérique a perdu " un véritable héros ". »


Associated Press, Reuter, « La mort d’Arthur Ashe », La Presse (Québec, Canada), 8 février 1993, p. 57.

«...Quand Arthur Ashe est devenu en 1963 le premier Noir appelé en équipe américaine de Coupe Davis, il savait déjà que ses principaux adversaires n'étaient pas sur les courts: la lutte contre le racisme et les inégalités, puis contre la maladie, resteront comme les combats exemplaires du champion de tennis mort samedi à 49 ans des suites du SIDA. [...] La dignité a toujours été le cheval de bataille d'Arthur Ashe. Premier Noir vainqueur de l'US Open en 1968, ce natif du Sud des États-Unis (Richmond, Virginie) a su profiter de sa grande notoriété pour faire avancer ses idées. Neuf jours après son succès historique à Wimbledon contre Jimmy Connors en 1975, il devenait le porte-drapeau d'une démarche pour l'exclusion de l'Afrique du Sud du tennis international après avoir participé à sa mise à l'écart en Coupe Davis en 1970. Promotteur (sic) inlassable des droits civils, il s'est battu pour introduire le tennis dans les ghettos noirs. Certain que l'éducation est la meilleure solution pour sortir de la pauvreté, il s'est attelé à la confection d'un ouvrage en trois volumes: Un dur chemin pour la gloire: l'histoire des athlètes américains d'origine africaine. »


David Andrew Stoler, « The Complicated Activism of Arthur Ashe », Politico (États-Unis), 29 août 2018.

«...Ashe did not want to be a hero. To become one, he had to go against everything that made him successful in the first place. It took him years after winning the Open to become a full-fledged activist, and he did so then only on the heels of a searing experience in apartheid South Africa. Even after he began to speak out about political and social issues, his views continued to develop in ways that hewed to no party line. [...] Ashe became a more and more powerful voice fighting for social justice—not just apartheid, but black issues in the United States, from affirmative action to black leadership to inner-city crime. He chose his words carefully, yet spoke to thousands at rallies, through op-eds and on network television. This increasing political activism played poorly in the conservative tennis world: In 1985, Ashe was forced from the captaincy of the American Davis Cup team. The United States Tennis Association gave Ashe several reasons for his dismissal, including a recent failed Davis Cup campaign, but Ashe later wrote that many “in the USTA saw me as someone far more concerned with politics than a Davis Cup captain should be. And by politics, I’m sure they meant ‘radical’ politics.” Still, Ashe did not think himself a radical, and didn’t walk lock-step with anyone. »

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